Au sud de Toulouse, la plage de la Ramée fait le plein en ce début d’été. Alors que la surveillance officielle ne commence que le 4 juillet, les premiers estivants s’approprient déjà le lac, plutôt confiants sur la qualité de l’eau. Reportage
Il n’est pas encore 11 heures, ce dimanche matin, et le soleil cogne déjà sur la plage de la Ramée, au sud de Toulouse. Alors que la saison de surveillance officielle ne débute que le 4 juillet, les baigneurs sont nombreux à patauger dans l’anse du lac où l’eau transparente permet de voir le fond tapissé de sable fin.
Une casquette rouge sur la tête, Guillaume surveille son fils qui construit des châteaux de sable. « Aujourd’hui, il ne veut pas se baigner », annonce le père, qui reconnaît « trouver l’eau assez bien. Même si des rumeurs disent qu’elle serait de mauvaise qualité. Pour se baigner, ça va. Après, on fait attention à ne pas la boire », ajoute-t-il.
« Le site a bonne réputation »
Anselme s’immerge pour la première fois dans le lac de la Ramée, « sur les conseils de collègues qui viennent souvent ici. Ils ont l’habitude de nager en eau libre. Généralement, ils commencent ici car le site a bonne réputation », explique-t-il, avant d’effectuer ses premières brasses.
Allongés sous un parasol, Bastien et Émilie se prélassent à l’ombre et se baignent par étapes. « On a nos petites habitudes, pour l’instant, on a juste trempé les pieds », expliquent-ils. Question qualité de l’eau, « on est sur un lac, il faut faire attention. Il peut y avoir des cyanobactéries », rappelle Bastien. Ce fut le cas l’été 2022, ce qui avait contraint les autorités à interdire la baignade.
« J’ai vu la barque qui faisait des prélèvements »
Venue en voisine depuis Plaisance-du-Touch, un petit chapeau de paille sur la tête, Patricia ne quitte pas des yeux sa petite-fille Jasmine, qui se baigne. « L’eau a l’air correcte. L’autre jour, j’ai vu la barque qui faisait des prélèvements, c’est rassurant », reconnaît la grand-mère. À l’inverse, pour Mathilde, pas question de tremper le moindre orteil dans le lac. « J’ai vécu longtemps en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie et je suis habituée à des mers transparentes », explique-t-elle. Sous sa casquette à palmiers, elle se contente de bains… de soleil, en compagnie de ses enfants.
« L’eau est un peu fraîche »
En revanche, Arianne et sa fille Georgia ne boudent pas leur plaisir, « même si l’eau est fraîche », admet-elle. Le teint déjà hâlé, elle fréquente régulièrement la base de loisirs depuis Roquettes, où elles résident. « Je viens de La Réunion, donc dès qu’il y a un point où je peux me baigner, j’y vais car j’en ai besoin. Ici, c’est calme et relativement propre. En plus, on peut s’abriter à l’ombre des arbres pour pique-niquer », ajoute-t-elle.
Alexandra sort de l’eau, en tenant ses deux filles, Luna et Mady, par la main. « C’est la première fois que je les amène. Quand j’étais petite, je venais déjà ici, ce n’était pas du tout comme ça. La baignade était interdite mais on se baignait quand même », note-t-elle. Un peu comme aujourd’hui, car la baignade s’effectue actuellement aux risques et périls des usagers : officiellement, la surveillance de la plage ne débute que le 4 juillet.








