Cocanha, l’organe du plaisir


Par Valentin Chomienne

Cocanha – prononcez : coucagne – ce sont trois femmes, Lila Fraysse, Caroline Dufau et depuis peu Maud Herrera, qui chantent en langue occitane.

Ensemble, ces Toulousaines font des pieds et des mains, au sens propre comme figuré, pour bâtir une polyphonie solide soutenue par des percussions affirmées. On retrouve la rythmique corporelle chère à Camille, à laquelle s’ajoute le patrimoine musical du tambourin à cordes pyrénéen.

« Nos inspirations partent de Danyel Waro, passent par Ibeyi, et vont jusqu’au hip-hop américain. »

Ainsi, elles rompent avec l’image que l’on se fait des musiques traditionnelles. S’inscrire dans l’héritage de la terre de Caucagne, des Pyrénées à Albi, le tromper, pour mieux pouvoir le transmettre. Leur premier album I ès ?, paru en avril dernier, est en écoute libre sur leur site Internet. Direct, son titre annonce la couleur. T’y es ? Prêt à embarquer ? Tous les titres invitent le public à se mettre en mouvement. Toutes trois se déclarent « artisanes de la danse. »

« Notre création est en lien avec les danseurs. Il y a un aller-retour permanent entre concert et bal. »

Dans cette ronde s’invite un habitué de la mise au ban : le clitoris. La pochette de l’album est un photomontage faisant trôner une immense statue de l’organe du plaisir féminin sur un rond-point de Toulouse. Pour provoquer ? « Nous sommes trois femmes qui montent sur scène, féministes et occitanes. Notre langue et le clitoris ont subi la censure et l’oppression. Par cet album, nous reprenons l’espace avec notre langue et nos corps ! » Déterminées, elles s’embarquent désormais pour une tournée passant de Toulouse à Berlin, sans omettre Paris et Bruxelles.

Concert à Toulouse – samedi 10 mars

Un article de Longueur d’Ondes

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