Depuis 2008, la municipalité de Pont-Audemer mise sur l'écopâturage et a ses moutons

Mickael Malher, André Metayer, Cédric Bonnettee, Guy Morin, Frédéric Hébert, les agents de la communauté de communes
 et Pascal Bezard, responsable des espaces verts de la Ville? sont ici présents avec Anthony Gesnouin et Michèle Jacquemin, adjointe à la mairie, en charge de l'environnement.

Une quinzaine d’agnelles, âgées de 8 mois, ont été achetées par la municipalité de Pont-Audemer (Eure), en janvier 2019.

Une quinzaine d’agnelles, âgées de 8 mois, ont été achetées par la municipalité de Pont-Audemer (Eure), en janvier 2019. Installées dès leur arrivée dans un champ avec un bélier, elles devraient ainsi donner naissance à une quinzaine de nouveaux agneaux, augmentant le cheptel de la municipalité.

Pour entretenir leurs espaces verts, de plus en plus de communes louent des moutons et optent pour l’éco-pâturage : une manière naturelle de couper l’herbe. À Pont-Audemer, la municipalité est avant-gardiste puisqu’elle a remplacé les machines par les moutons, il y a déjà dix ans. En 2008, les premiers moutons ont été achetés pour paître aux Étangs où désormais ils demeurent.

Écologique et économique

« L’objectif était de renaturer ce lieu et de restaurer la zone humide. Le choix s’est très vite tourné sur les moutons. Les terrains de notre secteur sont surtout composés de zones humides, étant donné le poids de bovins ou de chevaux, le sol serait piétiné et ne supporterait pas la pression. On ne peut donc y installer que de petits animaux comme des chèvres, des Shetland ou des moutons », explique Anthony Gesnouin, responsable du service environnement à la Communauté de communes de Pont-Audemer Val de Risle.

Le but de l’option mouton ? Limiter le plus possible l’utilisation des outils mécaniques pour faire cet entretien. Et les techniciens qui ont dû apprendre à s’occuper de ces petites bêtes à quatre pattes n’y voient que des avantages : finis les maux de dos à cause de la débroussailleuse qu’il faut passer quatre à six fois par an. « De plus, c’est un gain de temps précieux », s’accordent-ils tous à dire.

Mickael Malher, André Metayer, Cédric Bonnettee, Guy Morin, Frédéric Hébert, les agents de la communauté de communes et Pascal Bezard, responsable des espaces verts de la Ville? sont ici présents avec Anthony Gesnouin et Michèle Jacquemin, adjointe à la mairie, en charge de l'environnement.

Mickael Malher, André Metayer, Cédric Bonnettee, Guy Morin, Frédéric Hébert, les agents de la communauté de communes et Pascal Bezard, responsable des espaces verts de la Ville? sont ici présents avec Anthony Gesnouin et Michèle Jacquemin, adjointe à la mairie, en charge de l’environnement. (©L’Eveil de Pont-Audemer)

Car au lieu de mobiliser la totalité des agents techniques sur cette tâche incommodante plusieurs fois par an, ils peuvent se consacrer à d’autres tâches. « La seule chose que nous avons à faire, c’est de vermifuger et tondre les moutons, une fois par an, puis les conduire aux points de pâturage. » Pour cela, la municipalité a investi dans une moutonnière, un véhicule spécialisé qui permet de transporter huit moutons.

38 000 m2 de pelouses

Puis c’est écologique. « Une tronçonneuse génère autant de pollution que 107 voitures ! », selon l’un des agents. Ce à quoi, il faut ajouter le changement de filtre. Écologique et économique car une fois que l’herbe est coupée mécaniquement, il faut que la municipalité paie pour la jeter, car cela se compte en tonnes. Puis en broutant, les moutons avalent les espèces invasives. Il n’y a donc plus besoin des traitements.

L'une des brebis était déjà pleine quand elle est arrivée. Elle a mis bas mardi 19 février 2019.

L’une des brebis était déjà pleine quand elle est arrivée. Elle a mis bas mardi 19 février 2019. (©L’Eveil de Pont-Audemer)

Résultat, la municipalité a envie d’étendre la pratique. En avril, donc, les moutons seront dispersés en divers points pour paître dans 38 000 m2 de pelouses. Une douzaine de bassins seront concernés. Il y en aura environ cinq au rond-point d’Intermarché, une quinzaine aux Etangs, et environ cinq à proximité du nouveau jardin partagé (près de La Passerelle), et d’autres dans la zone d’activités de la Fonderie…

« La seule contrainte, c’est la clôture. On ne peut laisser les animaux dans ces lieux en l’état, sinon, ils pourraient s’échapper », souligne Anthony Gesnouin. Des clôtures sont donc en train d’être montées avenue Jean-Monnet, par les agents pour les recevoir.

En dix ans, la municipalité a parfois atteint les 40 moutons, entre achat et revente. Des brebis et un bélier composent leur cheptel pour la reproduction. Avec l’arrivée des nouveaux agneaux, le groupe de moutons montera à 50.

 

Laura Bayoumy

Depuis 2008, la municipalité de Pont-Audemer mise sur l'écopâturage et a ses moutons

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