Hausse du carburant. Dominique Dhumeaux souhaite mettre en place des taxis ruraux


Dominique Dhumeaux, président de l'association des maires ruraux de la Sarthe (AMR72).

Dominique Dhumeaux, président de l’association des maires ruraux de la Sarthe (AMR72). (©DR )

Président de l’Association des Maires Ruraux de la Sarthe (AMR72) et maire de Fercé-sur-Sarthe, Dominique Dhumeaux ne tient pas à faire de liens entre ses propos et la mobilisation du 17 novembre. Très engagé, il souhaite cependant alerter le gouvernement sur les conséquences de la hausse du prix du carburant dans les milieux ruraux.

Le problème c’est le monde rural, pour les transports, pour la santé ou encore pour numérique, est plus affecté que les autres, surtout avec des politiques. 

La loi mobilité

En tant que membre de l’association des maires ruraux, Dominique Dhumeaux a eu l’occasion de participer à l’élaboration de la loi mobilité présentée par la ministre des transports, Elisabeth Borne. Il a pris part aux discussions qui ont eu lieu à Paris pour apporter des solutions aux citoyens ruraux. Seul problème, la loi n’est toujours pas votée.

On a du mal à comprendre pourquoi cette loi ne passe pas. 

A LIRE AUSSI. CARTE. Gilets jaunes : les blocages prévus en Sarthe, ce 17 novembre

Et pour les concitoyens ruraux ?

« On s’inquiète en tant qu’association pour nos concitoyens ruraux sur leur capacité à se déplacer suite à cette augmentation des prix », explique le président.

Ce statut quo de la part du gouvernement est incompris par Dominique Dhumeaux. « Pourquoi l’argent de ces taxes n’est-il pas réinvesti dans des solutions de mobilité ?», s’interroge-t-il.

La mise en place de taxis ruraux

Parmi les solutions proposées dans la loi mobilité : les taxis ruraux.

Une solution adaptée pour les habitants vivant dans les zones rurales.

L’idée est de permettre à des auto-entrepreneurs d’organiser « des transports de rabattage » vers les gares qui seraient adaptés aux horaires des trains.

Ces circuits précis et logiques n’auraient pas fait de concurrence aux services habituels des taxis.

Avant même que la loi ne soit adoptée, les syndicats des taxis ont fait pression sur le gouvernement pour que cette solution ne soit pas proposée et ont obtenu gain de cause. « Le gouvernement cède aux pressions des lobbies. Le drame, c’est qu’aucune solution n’a été trouvée en échange », se désole Dominique Dhumeaux.

350 millions d’euros pour le « plan vélo »

Parmi les solutions adoptées le mois dernier, le plan vélo qui coûterait 50 millions d’euros par an sur 7 ans, soit un coût total de 350 millions. Une loi qui ne concerne pas les milieux ruraux. «  Ca n’a pas de sens de mettre des pistes cyclables sur des longues distances en milieu rural, les gens n’emprunteront pas ses pistes pour aller au travail, encore moins en hiver », précise l’élu.

Autre solution faisant partie de la loi mobilité : le covoiturage. «C’est quelque chose d’un peu bancal, car on demande aux citoyens de se débrouiller par eux-mêmes », argumente le président des maires ruraux de la Sarthe.

A LIRE AUSSI. Blocage du 17 novembre : quels événements sont annulés ou maintenus en Sarthe ?

Les barèmes kilométriques

Seule solution d’urgence pour l’élu ? Les barèmes kilométriques.

Ces derniers concernent les personnes qui ont beaucoup de kilomètres à faire entre leur domicile et leur lieu de travail, et qui ont la possibilité d’opter les frais réels en déclarant leurs impôts.

Un abattement qui n’est pour le moment pas du tout indexé sur le prix du carburant.

« Si l’on l’indexait, cela permettrait d’amortir les choses dans un premier temps », commente Dominique Dhumeaux. Pour le moment, pas d’avancée.

 On a rencontré le Premier Ministre, il y a quinze jours, mais il est resté sans réponse à nos questions.

Hausse du carburant. Dominique Dhumeaux souhaite mettre en place des taxis ruraux

ÔToulouse : Actus, Cultures, Sorties à Toulouse