Le compteur Linky attaqué par un avocat de Toulouse : la réponse d’Enedis


Son combat ? Permettre aux abonnés de refuser l’installation de Linky. Habitué des causes médiatiques, l’avocat toulousain Christophe Lèguevaques souhaite engager une action collective contre le fameux compteur de consommation électrique. Outre les atteintes à la vie privée que pourrait représenter la connaissance en temps réel de la consommation électrique des foyers, l’avocat met aussi en avant des risques pour la santé.

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La réponse de la société Enedis (ex-ERDF) – qui gère le réseau d’électricité en France quel que soit le fournisseur – ne s’est pas faite attendre. Gaëtan Guéguen, directeur territorial d’Enedis Toulouse Métropole, répond point par point aux arguments avancés par l’avocat qui souhaite fédérer les opposants à Linky.

« Les informations collectées appartiennent aux clients »

Concernant l’éventuelle atteinte à la vie privée, Gaëtan Guéguen rappelle que « les informations collectées appartiennent aux clients » et qu’aucune commercialisation n’est possible. Au passage, le directeur territorial d’Enedis rappelle que les compteurs sont relevés depuis 1946, avec la loi de nationalisation de l’électricité. « Les données du client ont toujours été protégées », souligne-t-il. « Celles-ci servent à la facturation et sont envoyées aux fournisseurs ».

En revanche, Enedis prévoit « d’agglomérer de la donnée à une maille suffisante, par exemple un quartier, pour que cela soit exploitable dans l’intérêt collectif », explique Gaëtan Guéguen. En bref, le fait de se positionner à l’échelle d’un quartier permet d’anonymiser les données recueillies.

Sur les problématiques de santé, là aussi, Enedis souhaite réagir aux arguments exposés par l’avocat :

Le compteur Linky, c’est 1 200 fois moins d’émission d’ondes électromagnétiques qu’un réfrigérateur…

Contrairement aux arguments souvent avancés par les opposants, Enedis tient à préciser qu’il faut parler de « signal » pour Linky « et non pas de radiofréquence ».

Déjà 100 000 compteurs posés sur 365 000

Actuellement, Enedis précise que 100 000 compteurs Linky (dont 90 000 rien que sur la commune de Toulouse) ont d’ores et déjà été posés dans la métropole toulousaine, sur un total de 365 000. Le déploiement est en cours depuis 2015 et a débuté dans le quartier des Amidonniers. Saint-Michel et Bagatelle sont actuellement concernés. Il en est de même pour la commune de Balma.

Mise en service à distance lors d’un déménagement, facturation en fonction de la consommation – et non par rapport aux estimations -, plus grande réactivité en cas de dysfonctionnement afin de prévenir les pannes… Autant d’arguments avancés par Enedis pour justifier ce projet industriel qui est aussi « la première pierre d’un réseau communicant » usuellement dénommé « Smart grid ».

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De manière générale, l’insertion des énergies renouvelables (solaire, éolien…) sur les réseaux électriques pose des problèmes d’ordre technique pour le gestionnaire du réseau, notamment en terme d’intermittence. Une intermittence que le compteur communicant devrait notamment contribuer à mieux gérer. Ce qui serait alors une bonne nouvelle pour le développement des énergies renouvelables.

Gaëtan Guéguen rappelle aussi que le compteur communicant correspond à « une directive européenne qui a été transposée en droit français ». L’usager ne peut donc pas refuser l’installation du compteur mais aucune sanction n’a été prévue en cas d’opposition…

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