Le projet de Cité Internationale des Chercheurs démarre enfin au centre-ville de Toulouse

Au centre-ville de Toulouse, le projet de Cité Internationale des Chercheurs va enfin voir le jour. Imaginée dès le début des années 2010, cette cité ayant pour objectif d’accueillir des chercheurs et des doctorants pour des moyens séjours va en effet se concrétiser à la rentrée universitaire de 2020. Et les travaux vont officiellement démarrer dès cet été 2017.

Sur un site historique de l’université de Toulouse

Situé rue des 36 ponts dans le quartier Saint-Michel, à proximité des allées Jules Guesde, du Quai des Savoirs et du siège de l’université fédérale de Toulouse, ce nouvel endroit sera à la fois un lieu d’accueil, de travail et de vie pour les chercheurs et les doctorants.

C’est sur un site historique de l’université de Toulouse qu’il va être réalisé puisqu’il incorporera l’ancien laboratoire du professeur Paul Sabatier, un laboratoire construit en 1912 avec l’argent acquis avec le Prix Nobel.

C’est le seul bâtiment que nous allons conserver sur la parcelle d’un hectare où nous allons aménager ce vaste projet, indique René-Marc Willemot, le directeur du service immobilier-aménagement de l’université fédérale de Toulouse.

> LIRE AUSSI : Paul Sabatier, l’illustre prix Nobel toulousain

Les démolitions débutent à l’été 2017

Dès cet été, ce sont les opérations de démolitions qui vont démarrer. Un soulagement pour les porteurs du projet qui attendaient ces derniers mois que l’État veuille enfin céder deux des trois parcelles concernées par l’aménagement, parcelles dont il était propriétaire. Une vente en stand-by qui avait bloqué le processus pendant de longs mois…

Désormais, nous avons obtenu toutes les validations de la part de France Domaines et de la part du ministère. Le permis de démolition nous a été accordé au début du mois d’avril, explique René-Marc Willemot.

> LIRE AUSSI : Blocage autour de l’ouverture de la Cité Internationale des Chercheurs de Toulouse.

300 logements pour accueillir les chercheurs

Au total, sur les dix bâtiments qui sont recensés actuellement sur le site, seul le laboratoire de Paul Sabatier va être conservé.

Un travail de démolition qui va être mené sur une période longue de plusieurs mois et qui va libérer un périmètre d’un hectare pour y construire environ 300 logements, la plupart des T1, mais aussi des espaces de co-working accessibles aux étudiants et des bureaux ouverts sur le quartier, à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de la rue des 36 ponts.

Situé entre la Grand rue Saint-Michel (à gauche) et la rue des 36 ponts à droite, le site de la future Cité Internationale des Chercheurs (entouré de jaune) comprend de nombreux bâtiments voués à être détruits ses prochains mois. Seul le laboratoire construit par Paul Sabatier (entouré de bleu) sera conservé dans le cadre de cet aménagement - (Photo Université Fédérale de Toulouse).
Situé entre la Grand rue Saint-Michel (à gauche) et la rue des 36 ponts à droite, le site de la future Cité Internationale des Chercheurs (entouré de jaune) comprend de nombreux bâtiments voués à être détruits ces prochains mois. Seul le laboratoire construit par Paul Sabatier (entouré de bleu) sera conservé dans le cadre de cet aménagement – (Photo Université Fédérale de Toulouse).

Conséquence de cet espace libéré, la rue Sainte-Catherine sera  élargie pour y aménager un parvis. Voici le cadre du projet pour lequel un appel à projets va être lancé à l’automne 2017.

Selon le calendrier annoncé, le choix du groupement constitué d’un ou plusieurs investisseurs, promoteurs, maîtres d’œuvre et gestionnaires sera effectué en juin 2018 pour des travaux qui s’étireront ensuite jusqu’à la mi-2020.

Le projet de Cité Internationale des Chercheurs démarre enfin au centre-ville de Toulouse


ÔToulouse : Actus, Cultures, Sorties à Toulouse


Actualités Toulousaines : Information, Sorties Culturelles