Val-d'Oise. Le projet Héloïse redémarre à Argenteuil

Le projet porté par Fiminco à Atrgenteuil (Val-d'Oise) fait tiquer. Notamment la hauteur du cinéma qui culminerait à 40 mètres, près du pont

Le projet porté par Fiminco à Atrgenteuil (Val-d’Oise) fait tiquer. Notamment la hauteur du cinéma qui culminerait à 40 mètres, près du pont (©Fiminco)

Deux enquêtes publiques relatives au projet Héloïse se déroulent en ce moment à l’hôtel de ville. La première a déjà commencé. Elle dure jusqu’au 30 mars et a trait à l’aspect environnemental du projet.

À partir du 15 mars, une deuxième enquête portera sur le déclassement du domaine public du parking desservant les salles Jean-Vilar et Pierre-Dux.
Il s’agit d’une étape importante dans le processus de réalisation du projet Cap Héloïse, porté par Fiminco avec le soutien actif de la municipalité. Georges Mothron, maire (Lr) de la commune, avait annoncé ce projet en 2016. Il était prévu pour 2019… Un projet au long cours…

« Bétonnage » de l’ancienne île

Certains opposants espèrent qu’il ne verra jamais le jour. La municipalité, elle, annonçait il y a quelques semaines qu’après une longue période de surplace, le projet allait sans doute redémarrer…

Rappelons qu’il s’agit de réaliser sur l’ancienne île Héloïse, où se trouve la salle Jean-Vilar, un cinéma de neuf salles, 156 logements, 15 000 m2 de commerces (alimentaire, ameublement, bricolage, jardinage), avec restaurants et terrasses sur la Seine, et enfin une salle de spectacle de 5 000 m2.

Le comité Jean-Vilar, créé en 2016, y voit « du bétonnage » et veut sauver les arbres immortalisés au XIXe siècle par Claude Monet. Ils craint en outre la mort du cinéma Le Figuier Blanc à cause du multiplexe. Il dénonce le choix du site et craint qu’une salle de spectacle privée ne rende pas les mêmes services qu’une salle municipale.

7000 signatures pour la pétition

Sa pétition a recueilli 7 000 signatures. Le comité réclame l’abandon du projet et la rénovation de la salle Jean-Vilar. L’an dernier, l’autorité environnementale a rappelé que ce site Héloïse est inondable et a mis en avant les problèmes de circulation que le projet risque d’engendrer.

Plusieurs recours ont été exercés. Le premier, mené par deux élus argenteuillais, a été rejeté et devrait faire l’objet d’un appel. Le second, porté par le groupe Casino, n’a pas été défendu au tribunal administratif. Un autre recours devrait être porté sur la promesse de vente du terrain. Après l’enquête publique, la Ville compte bien pouvoir enfin avancer.

« On espère pouvoir remettre la marche avant, glisse-t-on en mairie. L’idée est de passer à la phase permis de construire avant la fin d’année. C’est un dossier compliqué, difficile mais on s’acharne car il mérite qu’on le fasse. »

« On espère pouvoir remettre la marche avant »

Pour la mairie, « le site n’est plus champêtre depuis longtemps, on ne reviendra pas au temps des impressionnistes. Aujourd’hui, ce site, c’est un parking avec un bâtiment, à côté d’une route à quatre-voies, la D311, qu’on ne supprimera pas. Il y aura toujours une coupure avec les berges ».

Pour faire passer la pilule, la mairie souligne que l’espace situé entre l’avenue du Général-de-Gaulle et le quai de Bezons, « la plataneraie », site apprécié des boulistes, mais « à l’abandon », sera par la suite « valorisé » avec des aides du Conseil départemental.

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