Yvelines. Bruno Le Maire, invité surprise du Grand Débat national à Louveciennes

Bruno Le Maire, ministre de l'économie, s'est invité au Grand Débat national à Louveciennes.

Bruno Le Maire, ministre de l’économie, s’est invité au Grand Débat national à Louveciennes. (©Jehan-Jacques Peyre / Le courrier des Yvelines)

Bruno Le Maire, ministre de l’économie, s’est invité par surprise hier soir à Louveciennes (Yvelines) au Grand Débat national organisé par la députée Marie Lebec (LaREM). Devant les nombreuses interrogations de la centaine d’habitants réunis, le ministre s’est exprimé.

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L’intervention du ministre

« Je n’ai pas de baguette magique, annonce Bruno Le Maire. Je tiendrai le plus grand compte de toutes vos propositions, remarques et critiques. Mais il ne s’agit pas à la sortie du Grand débat de faire n’importe quoi. Il y a un cap, il est très clair, c’est baisser les impôts des Français. Et si nous voulons que cette baisse des impôts soit durable, il faut aussi baisser la dépense publique, pour ne pas augmenter la dette qui est un poison pour les générations qui viennent.

Mais comment faire pour que le volume global de travail soit plus important, pour créer des richesses, poursuit le Ministre. C’est un vrai choix de société. Il y a un lien direct entre la désindustrialisation de la France et la crise politique que nous vivons. La fermeture d’une usine, c’est une collectivité humaine qui disparait. Réindustrialiser le pays, c’est aussi restaurer la culture Française. La crise des Gilets Jaunes, c’est une crise sociale, une crie économique, plus profondément, c’est une crise culturelle. C’est celle d’une nation qui a perdu sa culture. Il faut multiplier ces débats pour retrouver le sens de la citoyenneté. J’ai la conviction intime que tous ensemble on va y arriver ».




Les questions et remarques soulevées par les Louveciennois.

Les questions, souvent longuement argumentées, évoquent différents aspects comme la démocratie et la citoyenneté, ou encore la fiscalité et la dépense publique.
« Je pense qu’il serait bien que dès l’école primaire, on apprenne un minimum de démocratie aux enfants, suggère un intervenant. En France, quand il y a un problème, on légifère, et on oblige. On a des tas de lois qui sont coercitives, mais pas incitatives. Comment peut-on plus inciter à avoir un comportement plus démocratique ? ».
« Réfléchir à un vote électronique, simplifier les procédures serait plus incitatif pour les jeunes ; donner plus d’importance au vote blanc, plutôt que de sanctionner ceux qui se sont désintéressés. »
« Il y a une réflexion à avoir sur le statut de l’élu. Si on veut une représentation nationale équilibrée, représentative, il faut des gens de toutes les strates de la société. Or, quand on est salarié d’une entreprise, on ne quitte pas son activité pour briguer un mandat de cinq ans. » 
« Les 80 km/h… C’est le maire qui connait ses zones de dangerosité, c’est évident que ce n’est pas un fonctionnaire dans une sous-pente de l’Elysée qui va définir et qui connait ce qui se passe », déclare un intervenant en provoquant sourires et applaudissements. « Je suis favorable à ce qu’il y ait un peu plus de proportionnelle, je suis favorable surtout à ce qu’il y ait plus de démocratie participative, répond Bruno Le Maire. Actuellement, vous ne vous exprimez plus pendant cinq ans sur les sujets nationaux, Changeons. Je suis favorable aux amendements citoyens, pour amender des textes de loi ».
Un retraité s’est exprimé longuement : « le président Macron a dit dans son programme qu’il ne voulait pas bouger l’âge de départ à la retraite. On va être obligé de le bouger, je pense qu’il faut qu’on passe progressivement à 65 ans. » 
« La France, ce sont les petites et moyennes entreprises. Mon principal frein au recrutement, c’est la peur de licencier si la conjoncture m’y oblige », lance un chef d’entreprise.
 « Le nombre de niches fiscales continue de progresser. Peut-on introduire un peu de transparence sur ce sujet ? Présenter un bilan de ce que les gens paient et de ce qu’ils reçoivent sous formes de diverses allocations ; on est un des pays les plus imposés, les droits de succession sont importants ».
« En tant que citoyen plutôt favorisé, je serais prêt à payer plus, continue un participant, mais seulement si on est assuré d’aller dans la bonne direction, et d’arrêter de prélever plus pour dépenser plus. »

Jehan-Jacques Peyre

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