Yvelines. Manif des gilets jaunes : un cortège arrive à Saint-Nom-la-Bretèche


Les gilets jaunes étaient à Saint-Nom-la-Bretèche, près du rond-point du golf.

Les gilets jaunes étaient en fin de matinée à Saint-Nom-la-Bretèche (Yvelines), près du rond-point du golf. (©78actu)

En fin de matinée, le cortège des gilets jaunes se trouvait au rond-point du golf de Saint-Nom-la Bretèche (Yvelines).

Le rassemblement se déroulait dans le calme, sans blocage, encadré par plusieurs véhicules de la gendarmerie.

Natacha des gilets jaunes : 

On peut comprendre la transition écologique, mais il y a une grande partie des taxes sur les carburants qui n’y vont pas, je pense que c’est de l’enfumage. »

Les gilets jaunes se trouvaient à Saint-Nom pour coordonner la manifestation.

Les gilets jaunes se trouvaient à Saint-Nom pour coordonner la manifestation. (©78actu)

Elle ajoute :

Cela touche toutes les populations, surtout ceux qui ont le moins de ressources. Si vraiment on voulait s’attaquer à ce problème là, on a le kérosène pour les avions qui n’est pas détaxé, tous les gros cargos qui polluent, 6 millions de litres de kérosène par heure pour les plus gros, je crois, intervient un autre manifestant. »

Un peu plus loin, un autre gilet jaune estime que les mesures prises pour aider à l’achat de véhicules neufs qui coûtent entre 20 et 30 000 euros n’ont pas de sens pour des gens qui ne peuvent pas sortir cette somme.

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En plus, aujourd’hui les banques ne prêtent pas à ceux qui gagnent 1000 € par mois. Il y a une frange de la population qui a des diesels qui sont très vieux, qui ne vont pas avoir la possibilité de remplacer leur véhicule ».

Plus on sera nombreux, plus on sera entendus 

Le pouvoir, c’est nous qui l’avons par la masse qu’on représente. Plus on sera nombreux, plus on sera entendus », affirme encore Natacha.

Une jeune manifestante souligne :

J’ai un prêt étudiant, je suis obligée de prendre ma voiture pour aller travailler à Paris, pour gagner l’argent qui me permet de manger, donc ils me taxent pour que j’aille travailler pour manger. »

Et elle ajoute : 

Il me faudrait deux heures et demie pour me rendre en transports en commun à Paris, alors que je mets 30 minutes en voiture, donc il n’y a pas photo. Quant au covoiturage, oui, j’en fais, mais c’est compliqué, et ça ne résout pas tout. »

Pierre vient de terminer ses études. Il se remet un an en arrière :

Je faisais un plein pour 40 €, maintenant je mets entre 50 et 60 €. »

Le mépris de notre classe politique

Il y a autre chose qui devient gênant, c’est ce mépris de notre classe politique,  on a parlé du mouvement, comme des gens qui conduisent des diesels avec la clope au bec, qu’est-ce que c’est cette façon de nous parler ? Pour qui on nous prend ? »

Deux retraités, Philippe et Laure, venus à moto, expliquent :

Déjà avec la CSG, c’est nos vacances qui partent, des aides à nos enfants et petits-enfants. Nos enfants travaillent, on vient manifester pour eux. Après, au niveau de la politique, ça fait 40 ans que ça dure. Notre colère, ce n’est pas uniquement contre la hausse des taxes sur le gazole, c’est un ensemble. »

Et de conclure : 

Pour nous qui ne travaillons pas, on ne prend pas la voiture tous les jours, donc c’est pas ça le problème, mais l’avenir fait peur. On ne veut pas être à la charge de nos enfants plus tard, tous les jours au réveil, on se demande ce qui va nous tomber dessus. C’est pas gagné, mais on est pas tout seuls ! »

Jehan-Jacques Peyre

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