Le divin Mozart, une totalité qui nous enclot et qui nous aime


Par Michel Grialou

Grands Interprètes nous offre parmi les meilleurs interprètes actuels de la musique du salzbourgeois, Raphaël Pichon et son Ensemble Pygmalion. Le programme s’intitule Le dernier voyage du compagnon Mozart avec, comme il se doit, le Requiem et pour compléter,  quelques œuvres maçonniques. C’est le mercredi 14 mars, à la Halle aux Grains à 20h, pour environ quatre-vingt minutes sans entracte.

De l’Ensemble Pygmalion, on a pu lire : « Ils ont tout ce qu’ont les meilleurs groupes du répertoire, le fondu, l’exactitude, le sérieux, plus ce à quoi les autres ne pensent pas toujours : l’ivresse des timbres, un lyrisme ardent et, mieux que la fête, la joie. »

Des deux époux, Sabine Devieilhe et Raphaël Pichon, la chanteuse et le chanteur, l’instrumentiste devenu chef d’orchestre, on a pu lire aussi : « Déjà au top de la profession, ils sont aussi chefs de file d’une nouvelle génération de musiciens. Sachant que, supérieurement formés dans nos conservatoires comme d’autres, eux, idéalistes et généreux, mais les pieds sur terre, se savent les passeurs de quelque chose qui ne s’enseignera plus : le goût non de la prouesse, mais du mieux ; l’effort, l’enthousiasme. » Jusqu’à présent, tout ce qu’ils touchent ensemble se transforme…en or. Pour leur plaisir et le nôtre, évidemment, on voudrait que ça dure une sorte d’éternité.

Mais un jeune chef, d’encore trente-quatre ans, figure emblématique déjà de la nouvelle génération baroque, et qui voue une admiration et un respect sans bornes à un chef de la trempe de Leonard Bernstein, un tel bonhomme ne peut que devenir meilleur encore. « Il incarne au plus au point l’idéal du musicien, cet équilibre entre puissance intellectuelle, capacité à éclairer dans sa plus grande complexité la mécanique interne d’une partition et à la révéler par l’interprétation, dans sa plénitude sensitive, sa générosité, et ses émotions primales. » R. Pichon à propos de L. Bernstein.

Avec l’immense chef américain, il partage ce même idéal du chef d’orchestre, celui qui permet à l’instrumentiste d’aller au-dedans et au-delà de soi, celui qui transmet, éduque et éveille ses interprètes, tout comme le public.

Quant à son épouse, sa voix est essentiellement délicate, mais elle en joue de telle manière, que le nuancier est une sorte de Pantone, à l’infini. Et les sons se font alors avec elle les peintres de toutes les émotions. Projeter la voix sans la pousser pour tout lâcher, tel est le secret que la chanteuse semble avoir découvert. Puisse-t-elle en user longtemps.

Signalons tout de suite le plateau vocal extraordinaire pour ce Requiem avec les solistes suivants : la soprano colorature Sabine Devieilhe, la contralto Sara Mingardo, le ténor John Irvin et la basse Nahuel di Pierro.

Mais, passons en priorité au menu du concert :

Graduel Grégorien
Christus factus est

Gregorio Allegri
Miserere

Wolfgang Amadeus Mozart
Maurerische Trauermarsch K. 477 (479a)

Wolfgang Amadeus Mozart
Ne pulvis et cinis K. Ahn 122, pour basse solo et chœur

Joseph Haydn
Insanae et vanae curae

Wolfgang Amadeus Mozart
Miserere K. 90

Et en suivant :

Wolfgang Amadeus Mozart
Requiem en ré mineur K. 626 – Süßmayr Remade
(nouvelle complétion par Pierre-Henri Dutron, 2016-2017)

1. Introitus
Requiem æternam

1. Kyrie

III. Sequentia
Dies iræ / Tuba mirum / Rex tremendæ
Recordare / Confutatis / Lacrimosa
(Amen)

1. Offertorium
Domine Jesu Christe, Quam olim Abrahæ
Hostias, Quam olim Abrahæ

1. Sanctus
Osanna

1. Benedictus
Osanna

VII. Agnus Dei

VIII. Communio
Lux æterna
Cum sanctis tuis

Pour les bio des musiciens, cliquez ici

Quelques mots sur le Requiem et les derniers mois de Mozart : cliquez ici

 

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