CINELATINO, l’âge de raison ?


Ça commence à sentir la pellicule latine, le son du charango et l’empanada bien chaude dans la cours de la Cinémathèque. Vous ne trouvez-pas ? Mais si ! Du 16 au 25 mars, le festival Cinélatino revient fêter la culture hispanique. Cette année, c’est même son passage à la trentaine qu’il célèbre ! L’âge de raison ? Pas pour ce festival qui ne se résout pas à abandonner les combats sociaux et culturels d’un continent bouillonnant : l’Amérique latine.

Cinélatino, un programme fidèle

Pour fêter la trentaine, Cinélatino n’a quand même pas choisi de faire sa révolution. La crise, ce sera peut-être pour la quarantaine. En attendant, il se la joue fidèle. Fidèle, dans sa compétition : toujours des courts-métrages, des documentaires, des fictions… et des gagnants ! Il a aussi conservé ses sections découvertes, jeune public, reprises et « otra mirada ». Il y fait même cette année une nouvelle preuve de sa constance : la projection d’un panorama de films qu’il a soutenus de 2008 à 2018. En échange de cet inconditionnel engagement, le public est là, toujours au rendez-vous : ils étaient 47 000 en 2017. Et ils ne sont pas les seuls : les 50 cinémas partenaires, les lieux de culture, les associations, les jurés et les prix : eux aussi restent les piliers de ce festival parmi les plus importants du genre et au rayonnement international.

Cinélatino, un programme festif

30 ans, l’âge de raison. Il serait pourtant salutaire de se laisser la perdre. Juste un peu. Le temps d’un week-end ou d’une soirée anniversaire. Ce sera le samedi 16 et le dimanche 17 avec au milieu, la fameuse Fiesta Latino. Mais chaque soir, il y aura des concerts dans la cours de la Cinémathèque. Ça boira du punch en mangeant des empanadas. Et au delà de la fête, il y aura aussi du lâcher prise. Cinelatino a laissé les toulousains aux commandes : le public a même choisi les films et documentaires programmés ses 10 dernières années. Ceux qu’ils avaient envie de revoir, de découvrir ou de faire découvrir. Enfin, pour marquer la dizaine, il y aura aussi une exposition et un webdocumentaire. Celui-ci aura pour but de rapprocher Toulouse de l’Amérique latine, de raconter ce lien. Il explorera aussi les évolutions du cinéma en Amérique latine, dans ses dimensions artistiques et économiques, et ce, depuis 30 ans.

Cinélatino, un programme engagé

Parce que depuis toujours, Cinélatino est un festival engagé. Engagé à montrer les évolutions sociales, politiques, culturelles, institutionnelles de tout un continent à travers les films diffusés. Cette année, il joint d’ailleurs le combat de l’égalité, en mettant en avant les femmes de cinémas chiliennes. A travers son invité d’honneur, Paulina Garcia, mais aussi les actrices, monteuses, réalisatrices Claudia Huaquimilla, Daniela Vega, Andrea Chignoli et Maité Alberdi. C’est aussi un festival engagé auprès des professionnels et du secteur, avec les rencontres parallèles, Cinéma en Construction. Chaque année, elles permettent de contribuer à la finalisation, la diffusion et la commercialisation des films latino-américains les plus remarqués. Enfin, c’est un festival engagé sur son territoire ; avec des projets d’action culturelle envers la jeunesse locale. Et un objectif : toujours, sensibiliser l’ensemble des publics à la découverte des cinématographies et cultures d’Amérique latine. Sans se décourager. Sans prendre une ride. Toujours avec son équipe motivée et ses nombreux bénévoles. Les années passent, pas sur Cinélatino.

> Du 16 au 26 mars. www.cinelatino.fr

 

 

 

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