[#LeBQE] Pourquoi y a-t-il une station fantôme dans le métro toulousain ?


Au cas où. Les usagers les plus attentifs du métro toulousain auront peut-être remarqué cette station, constamment fermée, sur la ligne B. Une station fantôme, dont la bouche se trouve devant le rectorat de l’Académie de Toulouse. Son accès est strictement interdit…

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En direction de Ramonville, 47 secondes exactement après avoir passé la station Empalot, un voyageur aperçoit subrepticement une station devant laquelle le métro ne s’arrête jamais. Usager quotidien de la ligne B, l’homme s’exclame : « Je ne l’avais jamais remarquée ! » Le quai est carrelé, mais l’on n’y voit pas d’escalator ni d’affichage. L’espace est faiblement éclairé et entièrement grillagé. « Cela fait froid dans le dos ! On dirait un décor de film ! », rajoute le passager, alors que la rame a déjà atteint Saint-Agne. La seule station fantôme du métro toulousain est baptisée Niel, comme la caserne militaire qui jadis était à sa verticale et comme la ZAC qui l’a remplacée, du nom d’un maréchal de France né à Muret au XIXe siècle.

C’est ce que l’on appelle une réservation technique : un espace souterrain, dont seul le gros œuvre a été réalisé. « Chaque emplacement de station donne lieu à d’interminables débats. Le tracé de la ligne B, à la fin des années 1990, n’a pas dérogé à la règle », raconte Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo. « Pour Niel, c’était du 50-50. Il a donc été décidé d’enfouir un caisson qui permettrait d’aménager ultérieurement une nouvelle station. » À l’époque, on anticipait en effet un fort développement urbain de la zone et l’on envisageait la possibilité de déplacer la gare Saint-Agne sur le site de l’ancienne caserne, afin de créer une plateforme multimodale métro-bus-TER. « Mais il n’y a pas eu d’apport de population suffisant et le projet de seconde gare a été abandonné. Plus personne ne parle d’une station Niel aujourd’hui parce que le besoin n’existe pas », tranche Jean-Michel Lattes.

Ainsi, la station fantôme ne sert qu’à la ventilation du tunnel, à l’accès des pompiers et à l’éventuelle évacuation des usagers en cas de panne. C’est le nouveau site du rectorat de l’Académie de Toulouse que l’on trouve quelque 20 mètres au-dessus. Impasse Charbonnière, presque devant l’entrée de l’édifice flambant neuf, un petit bâtiment en béton, au toit de tôle, biscornu et tagué, semble être le seul témoignage en surface de l’existence de la station abandonnée. Son entrée est fermée à double tour et il n’est pas question de la visiter. Ce que regrette le président de Tisséo : « J’aurais bien aimé, pour rigoler ! C’est un lieu insolite ! Même si j’aurais été certainement déçu… Ce n’est pas non plus une catacombe ! »

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