Quelle place pour les partis dans le Grand débat national ?


Hormis les formulaires mis à disposition par la mairie dans 30 lieux de la ville, on ne connaît pas encore les contours exacts du Grand débat national à Toulouse. Malgré le flou, les partis politiques comptent bien apporter leur pierre à l’édifice.

Quelle place pour les partis dans le Grand débat national ?

Débattre, oui, mais de quoi ? Et comment ? C’est le sentiment général qui règne dans les formations politiques toulousaines tandis que débute le Grand débat national souhaité par Emmanuel Macron. « La lettre du président n’est pas à la hauteur. On y comprend que les réformes ne seront pas remises en cause alors que la priorité était justement d’évoquer ces grandes orientations », plaide Antoine Maurice, président du groupe écologiste à la mairie. Ce dernier regrette qu’en préalable à la tenue de ces discussions, l’on n’ait pas renoncé à l’usage des armes dites intermédiaires durant les manifestations : « C’est à l’État de désengager l’escalade de la violence. »

Bien que tenus à l’écart de cet exercice dédié aux citoyens, les partis politiques comptent bien y prendre part. « Certes, ils n’ont pas de rôle prépondérant à jouer, mais ils n’ont pas non plus à être amoindris. Nous profiterons de ce moment pour défendre une véritable transition écologique », lance Antoine Maurice. Même son de cloche du côté de la droite haut-garonnaise, qui entend « participer au dialogue républicain ».

« Nous n’avons pas à assurer le service après-vente du gouvernement »

« Le débat doit être organisé pour que cela ne parte pas dans tous les sens. Nous sommes persuadés du rôle des corps intermédiaires pour synthétiser la parole des citoyens », affirme Pierre Esplugas-Labatut, porte-parole du parti Les Républicains dans le département, tout en précisant : « Une minorité de manifestants ne doit pas monopoliser la parole. » Concrètement, la fédération collectera les aspirations de chacun à l’occasion de réunions mensuelles de circonscription, « l’échelle la plus adaptée aux circonstances », puis les fera remonter via la préfecture.

Car, selon les différents partis politiques, c’est bien à l’État que revient l’organisation des discussions. « Nous n’avons pas à assurer le service après-vente du gouvernement. Les partis ont beaucoup de défauts mais ceux qui prônent le dépassement des corps intermédiaires font une grave erreur », affirme François Briançon, élu socialiste à la mairie de Toulouse. « Même si la question essentielle du moment, à savoir la répartition des richesses, est absente du cadre des débats, les militants socialistes y participeront en tant que citoyens à part entière », conclut le conseiller municipal.

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