Toulouse vise la Lune

ÉTOILES – Le 15 octobre, la Cité de l’espace soufflera ses 20 bougies en compagnie d’astronautes venus du monde entier, dont les Français Thomas Pesquet, Claudie Haigneré, et Michel Tognini. Le lendemain, la capitale européenne de l’espace accueillera le 30e Congrès mondial des astronautes. C’est bien à Toulouse que l’on prépare les futurs vols habités.

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Un peu de rose sur un astre gris. D’ici 10 ou 15 ans, bien avant d’aller vers Mars, l’Homme fera escale sur la Lune. Un nouveau défi pour les 12 000 salariés toulousains qui travaillent dans le secteur spatial (ils représentent aujourd’hui la moitié des effectifs français et le quart des effectifs européens). «Tourner en orbite autour de la Lune ou se poser sur sa surface nécessitera des équipements dont nous avons, à Toulouse, une parfaite maîtrise », confirme Lionel Suchet, directeur de l’innovation, des applications et de la science au Cnes et ancien directeur adjoint du centre spatial de Toulouse.

Cette nouvelle conquête de l’espace nécessitera l’installation d’une station orbitale habitée autour de la Lune. Toulouse a déjà une expérience en la matière avec Colombus, le laboratoire autonome européen de la station spatiale internationale (ISS). Ensuite, il faudra pouvoir accoster cette station, comme l’a fait avec l’ISS le cargo ravitailleur européen ATV, un vaisseau automatique piloté exclusivement depuis Toulouse.

« Toulouse a un savoir-faire unique qui sera bien utile lorsque l’Homme retournera sur la Lune »

C’est d’ici également, en coopération avec la Nasa, que l’on manœuvre à distance Curiosity, le Rover qui roule depuis cinq ans sur Mars. «Toulouse a un savoir-faire unique dans l’automatisation et le guidage qui sera bien utile lorsque l’Homme retournera sur la Lune. Il ne faut pas opposer vol habité et robotique : l’exploration du système solaire mêlera les deux », entrevoit Lionel Suchet. L’industrie spatiale toulousaine est fin prête. Qu’il s’agisse de la construction d’engins pour Airbus Défence and Space, de télécommunications chez Thalès Alénia Space, ou des équipements de la société Comat.

Centre européen de recherche sur la physiologie humaine dans l’espace, le Cadmos jouera aussi un rôle important dans les futurs programmes. Implanté au centre spatial de Toulouse, ce laboratoire a recueilli et traité les données médicales de Thomas Pesquet durant son séjour à bord de la station internationale. « Neurosciences, système cardiovasculaire et osseux : le Cadmos est une ressource précieuse pour maîtriser les vols de très longue durée des astronautes de demain », explique le directeur de l’innovation du Cnes. Enfin, pour assurer ses futurs succès spatiaux, la Ville rose pourra compter sur ses bonnes relations, russes, américaines ou chinoises : « Nous sommes les seuls à travailler en collaboration avec tous les acteurs internationaux du vol habité. Et ce, depuis le début de l’ère spatiale. »

Toulouse vise la Lune sur Le Journal Toulousain.

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