Depuis sa construction, l’échangeur de Sesquières, au niveau du périphérique de Toulouse, détient sans conteste la palme de celui qui est le plus mal fichu de l’agglomération de Toulouse. Son organisation provoque en effet l’anarchie routière et donc de très gros bouchons aux heures de pointe. Il est clairement devenu, avec la hausse continue du trafic routier, l’échangeur le plus dangereux du périphérique, notamment aux heures de pointe. Selon Toulouse Métropole, « les carrefours existants présentent une accidentologie avérée avec plusieurs accidents recensés ces dernières années dont deux mortels ».Il est donc, depuis plusieurs années, considéré comme un endroit à réaménager de façon prioritaire par les autorités. Ce réaménagement figurait déjà dans le Plan d’aménagement des Routes Métropolitaines (PARM) acté pour l’agglomération de Toulouse en 2018.Huit ans plus tard, la solution a enfin été trouvée pour résoudre à la fois la dangerosité et fluidifier le trafic dans le secteur. On vous dit tout sur cet aménagement qui doit changer le quotidien de milliers d’automobilistes chaque jour.
Un secteur asphyxié par les bouchons
Les automobilistes qui arrivent depuis Fenouillet le savent trop bien. Chaque matin, déboucher devant le restaurant routier de la Glacière, face à la base nautique de Sesquières, est un vrai calvaire. C’est encore plus le cas depuis que le chemin de Fenouillet, situé à quelques encablures, est devenu une impasse. Tout le monde débouche au même endroit, complètement asphyxié. Des bouchons qui se prolongent plus haut, au stop qui marque l’insertion sur l’échangeur de Sesquières pour ceux qui veulent aller prendre le périphérique en direction de Bordeaux ou récupérer l’ancienne Nationale 20, ou se rendre dans Toulouse, via Lalande. Un endroit très, très dangereux.
« Une bordélisation de l’entrée vers le périphérique »
« Il y a une bordélisation de l’entrée vers le périphérique, depuis le restaurant routier de La Glacière. Tout le trafic a basculé par la rue Jean-Gibert depuis la mise en impasse d’un morceau du chemin de Fenouillet. Dans le sens inverse, sur l’échangeur, il y a des flux mal différenciés. On doit revoir le mode de fonctionnement de l’échangeur. On travaille avec l’État. Il y a une saturation qui devient insupportable, mais notre domaine de compétence s’arrête à la voirie située devant le routier », expliquait il y a quelques mois Grégoire Carneiro, vice-président à Toulouse Métropole, en charge de la voirie.

Une solution qui doit tout changer actée
Depuis plusieurs mois, Toulouse Métropole travaille donc spécifiquement sur le rond-point et le croisement, situé allée des Foulques, qui débouche directement à une cinquantaine de mètres de l’échangeur de Sesquières.
Et ce mois de février, une solution a été actée pour le réaménagement de l’ouest de l’échangeur « afin de proposer un aménagement qui permette de réduire les congestions actuelles ainsi que l’accidentologie », indique Toulouse Métropole.
La création d’un double rond-point
Olivier Arsac, le maire du quartier, en dit plus à Actu Toulouse :
« Techniquement, les services ont trouvé les solutions pour faire sauter les bouchons. Sur les emprises dont la collectivité est propriétaire, nous allons proposer un double rond-point, sur l’espace allant du routier de La Glacière jusqu’au stop de l’échangeur », explique l’élu.
En clair, le giratoire qui permet d’aller à la base de loisirs sera supprimé. Un rond-point le remplacera. Ce dernier englobera la rue du Pôle ce qui facilitera l’insertion des automobilistes en provenance de Fenouillet.
Deux hypothèses pour le Routier
Pour la création de ce rond-point « deux hypothèses sont sur la table, indique Olivier Arsac, l’une comprend la démolition du restaurant routier et l’autre prévoit un aménagement sans démolition du Routier ».
Selon l’élu, « la collectivité s’intéresse au foncier du Routier pour avoir plus d’aisance sur l’aménagement des doubles ronds-points ». Des discussions sont en cours.

Le chemin de Fenouillet restera en impasse
Cet aménagement ira de pair avec le maintien du chemin de Fenouillet en impasse. « L’impasse sera sécurisée », précise Olivier Arsac.
Plusieurs millions d’euros vont être investis du côté de Sesquières pour sécuriser l’accès à l’échangeur et pour faire sauter les bouchons. Fin janvier 2026, ce financement a été budgétisé pour la période 2026-2032. C’est donc un aménagement qui se concrétisera à l’horizon 2030. Une première concertation, pour présenter la solution précise retenue aux riverains, aura lieu en 2026 annonce Toulouse Métropole.
L’État étudie aussi des aménagements
Dans ce secteur où « les mutations urbaines des quartiers nord toulousains ainsi que celles à venir autour des stations de la troisième ligne du métro vont accentuer le phénomène de congestion », dixit Toulouse Métropole, l’échangeur de Sesquières est un endroit particulier.
Si sa partie ouest appartient à Toulouse Métropole, le reste de l’échangeur est géré par l’État. Sur cette partie, l’État prévoit également des aménagements.
Les problèmes ont été pris en compte depuis le lancement d’études prospectives multimodales en 2018. Différents scénarios ont été rendus en janvier 2023 et le réaménagement de l’échangeur de Sesquières fait partie des actions qui paraissent nécessaires aux yeux des autorités.

Des budgets déjà fléchés
Ce que confirmait, il y a quelques mois, la préfecture de Haute-Garonne, à Actu Toulouse :
« Parmi les projets retenus à l’issue de la première phase d’études figuraient en effet des propositions d’aménagements ponctuels de capacité sur les voies structurantes de l’agglomération toulousaine. Le financement des études amont sur l’échangeur de Sesquières est ainsi prévu au protocole d’accord sur la rédaction du volet mobilité du contrat de plan signé par la présidente de région et le préfet de région le 27 juin 2024 pour la période 2023-2027. » Dit plus simplement, des budgets sont d’ores et déjà fléchés pour améliorer la situation.
Vers un aménagement des bretelles de l’échangeur
Quant aux aménagements à venir, ce ne sont pour l’heure que des hypothèses de travail. Dans la synthèse de la première phase des études prospectives, il est évoqué le réaménagement des voies d’entrecroisement entre les échangeurs de Sesquières et Minimes, ce qui veut dire l’allongement de la bretelle de décélération de Sesquières dangereuse car trop courte, et un aménagement des carrefours de Sesquières, situés au-dessus du périphérique. Aucun calendrier de début des travaux n’est, en revanche, donné par l’État pour ce qui est de la partie qu’il a en gestion.
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