Comment cette association accompagne (et réussit) l'insertion des Roms à Toulouse

Nathanaël Vignaud, le fondateur de l'association (au centre), avec des jeunes qu'il suit au
quotidien. © Anthony Assémat

Nathanaël Vignaud, le fondateur de l’association (au centre), avec des jeunes qu’il suit au quotidien. © Anthony Assémat

Les Roms, dans la ville, sont souvent associés à ces personnes qui mendient des pièces aux feux rouges, et qui vivent dans des camps aux conditions insalubres.

Les Roms du camp de la Flambère

Depuis 2014, l’association Rencontroms’nous effectue un travail de fond pour changer de regard sur cette communauté. Un travail mené au quotidien avec les 200 personnes vivant dans le camp de la Flambère, à l’ouest. Nathanaël Vignaud, fondateur et aujourd’hui coordinateur de l’association, explique les actions de Rencontroms’nous : 

Nous travaillons sur trois axes : la culture tzigane, la mise en place d’ateliers culturels avec des jeunes d’autres quartiers, et un travail d’éducation, de respect d’autrui. L’objectif est d’aider ces jeunes à les sortir du camp et de les faire devenir acteurs de la société.

L’un d’eux sera le premier salarié de l’association

Andrei fait partie de ceux-là. Pris en charge quand il est arrivé il y a quelques années à Toulouse, il est arrivé à s’insérer, entre droits et devoirs. Mais tout n’a pas été simple… Il témoigne :

J’ai été menacé de mort quand j’habitais à Bagatelle et j’ai dû déménager, par exemple.

Aujourd’hui, il renvoie l’ascenseur en s’occupant des plus jeunes qui débarquent à Toulouse. Une intégration qui finira de s’achever début 2020 puisque le jeune Rom devrait devenir le premier salarié de l’association. Tout un symbole.

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Après 16 ans de camp, Razvan, lui, a trouvé un travail pour une société de nettoyage et habite dans son propre logement.

Prix de la Fondation Cognacq-Jay

Le travail de Rencontroms’nous trouve écho tous les ans à travers le festival Balkanica, en novembre. Et Nathanaël n’est pas peu fier d’avoir fait partie des dix lauréats du Prix national de la Fondation Cognacq-Jay, à travers son projet « École pour tous », pour lutter contre les discriminations dans les collèges. qui met en avant « la solidarité sociale de demain ». Un prix qui sera remis le 21 février 2020 à Paris.

Andrei sera présent à la cérémonie. Pour lui, sa vie a changé. « Je me sens citoyen toulousain et j’en suis fier ! ».

Infos pratiques :
Infos sur rencontromsnous.com

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