Patrimoine. Un livre retrace l'histoire de Toulouse, au temps de l'Art Nouveau

La maison Dalet, siège du Conseil économique et social régional. © Mathieu Arnal

La maison Dalet, siège du Conseil économique et social régional. © Mathieu Arnal

Bruxelles, Vienne, Prague, Barcelone… Lorsque l’on évoque l’Art Nouveau, on pense instantanément à ces cités emblématiques de ce renouveau de la Belle Époque. Et Toulouse ? Geneviève Furnémont, historienne de l’art et guide-conférencière, qui présentera son dernier livre, « Toulouse, Art Nouveau, Période 1890-1920 », mercredi 11 décembre 2019, à 18 h 30, à la Salle du Sénéchal, nous invite à (re) découvrir les trésors oubliés encore présents dans les quartiers de « nouvelle villégiature » du début du XXe siècle.

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Des Chalets aux allées de Brienne

« La plupart des constructions se trouvent alors hors du centre-ville et font office d’hôtels particuliers ou de maisons de campagne. La bourgeoisie toulousaine prend l’habitude de quitter ses appartements et de partir en famille, le dimanche, aussi bien aux Chalets qu’au Busca ou du côté des allées de Brienne » rappelle-t-elle.

Si quelques architectes, comme Jules Calbairac, s’aventurent dans le style néo-mauresque avec la construction du pavillon qui abrite les collections de l’aventurier Georges Labit, rue du Japon, en bordure du canal, le répertoire est essentiellement exprimé en façade, dans les bow-windows, et les menuiseries par des formes organiques et courbes.

L’immeuble de rapport Mistral, érigé sur les allées éponymes par Joseph Gilet pour la famille Labit, se singularise par un décor végétal en pierre sculptée qui vient dans l’ornementation des baies.

À quelques encablures, la très belle maison Dalet, du nom d’un ancien propriétaire d’un magasin de la rue d’Alsace-Lorraine. La demeure qui abrite aujourd’hui le Conseil économique et social régional, vaut le détour par sa cour intérieure et ses magnifiques terres cuites émaillées du célèbre graveur et céramiste Gaston Virebent. Au numéro 58 de la rue Gambetta, la devanture de l’ancienne librairie-papeterie Vivès (aujourd’hui reconverti en boutique Yogurt Factory), classée depuis 1975, se signale par un décor plaqué qui utilise là aussi le répertoire des lignes courbes et des motifs végétaux.

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L’importance du vitrail

La Ville rose reste aussi profondément marquée par l’art du vitrail. Dans le sillage de Louis-Victor Gesta, le grand maître-verrier du Second Empire, de nombreux artisans comme Antonin Doumerc, façonnent le décor de boudoirs, de vérandas, de loggias et d’oriels de bâtisses du quartier des Chalets, de manière à ouvrier et fluidifier les espaces.

On peut ainsi citer le boudoir de la villa de l’institut Cervantes – avec ses trois ouvertures en plein cintre -, la galerie d’hôtel de Pauilhac et ses trois grandes doubles-fenêtres identiques, l’oriel de l’immeuble, situé à l’angle de la place de la Trinité et de la rue des Filatiers, sur deux niveaux médians, avec un joli encorbellement fait entièrement en métal et vitraux, ou encore la tourelle et la verrière de l’ancien Grand-Hôtel de la rue de Metz.

Infos pratiques :
« Les maîtres bâtisseurs toulousains : Toulouse, art nouveau ». Paru aux éditions Terrefort. 
Tarif : 29,90 euros. 
Infos à terrefort@wanadoo.fr et au 05 61 11 23 00.

Mathieu Arnal

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