Toulouse. Coups de feu sur la voiture d'une vice-procureure : ce que l'on sait en cinq points

Les policiers ont relevé trois impacts de balles dans le pare-brise et cinq douilles au sol.

Les policiers ont relevé trois impacts de balles dans le pare-brise et cinq douilles au sol. (©Google Streetview)

Le véhicule d’une magistrate a été la cible de coups de feu, mercredi 24 avril 2019, Port Saint-Sauveur, à Toulouse. Ce que l’on sait en cinq points. 

Coups de feu en plein centre-ville 

1. Où et quand ?

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 avril 2019, au Port Saint-Sauveur, entre le canal du Midi et la Place Dupuy, en centre-ville de Toulouse. Vers une heure du matin, des témoins ont entendu des détonations dans la rue. Ils ont immédiatement alerté la police.

Trois impacts de balle 

2. Le véhicule. 

Un équipage de la police municipale arrive le premier sur les lieux, bientôt rejoint par la police nationale. Trois impacts de balle sont relevés sur le pare-brise d’une Peugeot 3008, stationnée tout près du feu tricolore, sur la gauche de la chaussée.

Au sol, les enquêteurs découvrent cinq douilles. Le ou les tireurs, bien évidemment, se sont envolés. La voiture a été expertisée durant la journée.

Lire aussi : Toulouse. La voiture d’un magistrat du Parquet ciblée par des coups de feu, en centre-ville

Le véhicule d’une magistrate

3. Surprise.

À leur grande surprise, le véhicule visé appartient à un magistrat. En l’occurrence, une vice-procureure du parquet de Toulouse.

L’affaire prend aussitôt une connotation plus « sensible ». Contacté par Actu Toulouse, le procureur de la République Dominique Alzeari oppose un silenzio estampa :

Nous ne ferons aucun commentaire à ce stade.

Selon nos informations, la magistrate dînait en ville lorsque son véhicule a essuyé ces coups de feu. Aucun blessé n’est à déplorer.

« En charge de l’exécution des peines »

4. Le profil. 

S’agit-il d’un règlement de comptes ? D’une tentative d’intimidation ? Ou d’un simple hasard ? La magistrate était-elle directement visée ?

Son profil tranche avec celui de certains de ses collègues, davantage au contact d’affaires dites « sensibles ». Selon nos sources, cette femme âgée d’une quarantaine d’années, dont une dizaine passées à Toulouse, « est principalement en charge de l’exécution des peines ».

Affaire récente, vieux contentieux ? 

Quand tous les recours sont épuisés pour un prévenu, cette magistrate fait appliquer la peine prononcée par le tribunal. Ou exécuter un mandat d’arrêt, le cas échéant.

S’est-elle créée des inimitiés dans le cadre de son travail, un danger inhérent à la fonction ? Si tel est le cas, s’agit-il d’une affaire récente ou d’un vieux contentieux ?

Un gros calibre 

5. Quelle arme a été utilisée ? 

Le calibre relevé par les policiers, du 7.65, suggère davantage celui utilisé dans des affaires de règlements de comptes entre truands que dans le braquage de la supérette du coin. Mais nul ne souhaite tirer de conclusions trop hâtives sur ce type d’événement rarissime à l’échelle nationale. 

L’enquête des hommes du Service régional de police judiciaire de Toulouse (SRPJ) se poursuit…

Laurent Derne 

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