Toulouse. Trahi par son ADN, le violeur présumé d'étudiantes de l'université Paul-Sabatier écroué

Trois étudiantes auraient été victimes du même prédateur sexuel.

Trois étudiantes ont été victimes du même prédateur sexuel à Toulouse. Un suspect vient d’être écroué. (©Illustration Pixabay)

Les enquêteurs de la brigade criminelle butaient sur cette énigme depuis sept ans. Sept longues années à s’interroger. À qui peut bien appartenir cet ADN masculin recueilli sur les effets d’une jeune femme victime de viol, en 2012, à Toulouse ?

Etudiante à l’université Paul-Sabatier, dans le quartier de Rangueil, elle avait été suivie dans la rue, avant d’être menacée par un homme qui lui avait imposé une fellation. L’ADN collecté avait été versé au Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Mais il tournait dans le vide.

Inconnu des services de police

L’agresseur n’était donc pas connu des services de police. Et n’avait aucun intérêt à s’écarter du droit chemin pour une peccadille, sous peine de se voir confondu pour ses activités perverses.

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Quatre ans plus tard, en 2016, une nouvelle victime déposait plainte. Son profil, les lieux de l’agression, ainsi que le mode opératoire confirmaient les soupçons des policiers. Leur individu mystère avait récidivé. L’ADN recueilli était similaire à celui de la première affaire.

Deux viols, une agression sexuelle

Mais faute de témoins et d’une description précise du violeur, ce dernier continuait de passer au travers des mailles du filet.

En septembre 2018, une agression sexuelle commise sur une nouvelle étudiante de Paul-Sabatier faisait basculer l’enquête de la Sûreté départementale.

Deux mois après ces faits, un homme de 54 ans était placé en garde à vue. Sa victime présumée était parvenue à l’identifier et même à livrer aux enquêteurs, son numéro de téléphone.

Fonctionnaire au Conseil régional 

L’ADN de ce fonctionnaire célibataire, rédacteur territorial au Conseil régional, selon une source judiciaire, était alors entré dans le fichier.

Il aura fallu attendre quelques mois de plus pour que l’alarme se déclenche. Mais l’ADN est formel : l’agresseur sexuel est également le violeur présumé des deux premières étudiantes de Paul-Sabatier. Il a été interpellé mi-avril 2019.

Placé en détention provisoire

Placé en garde à vue, il a d’abord nié avec fermeté les faits qui lui sont reprochés. Mais face au poids des preuves scientifiques, l’homme aurait fini par avouer.

Présenté à un juge d’instruction, il a été mis en examen pour « viols et agression sexuelle aggravés ». Conformément aux réquisitions du parquet, il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés.

Reste désormais à établir s’il pourrait être impliqué dans d’autres d’affaires. Sur Toulouse. Ou ailleurs.   

Laurent Derne

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