Parsifal ou quand L’Espace ici naît du Temps (Gurnemanz)

Par Michel Grialou

Vous aurez lu auparavant le premier volet de cette annonce qui, de par sa longueur a été divisée en deux ! les quatre heures de musique et chant, et théâtre qui va avec, nécessitant quelques commentaires, même en souhaitant faire court.

 

Sophie KochSophie Koch

 

« Wagner est un magicien noir. C’est un mancenillier (ou arbol de la muerte) à l’ombre mortelle – des forêts sombres prises à la glu de sa musique, il semble que ne puisse s’envoler aucun oiseau. » Julien Gracq.

Avant de revenir à l’une des créations les plus magistrales de Wagner, le personnage le plus fascinant et le plus complexe, celui de Kundry, et pour s’accorder avec les propos de Julien Gracq, on espère qu’à la direction d’orchestre, on n’aura pas à subir une sorte de radiographie de la musique à la Boulez, tendant à présenter le “squelette“ d’une partition desséchée. Sainte et pècheresse, juif errant au féminin, Kundry est la messagère du Graal mais, en même temps, elle reste une séductrice, condamnée à séduire, « la première des diablesses », « la rose de l’Enfer », condamnée toutefois à renaître à jamais puisqu’elle a refusé sa pitié au Christ portant la croix et que, au contraire, elle s’est moquée de lui, elle a ri. Dans sa seconde nature, elle est tentatrice comme le serpent du Paradis, qui promet la reconnaissance et la divinité. Cette Marie-Madeleine est aussi l’initiatrice, la mémoire, sans qui le rédempteur ne prendrait pas conscience de sa mission. C’est après le baiser de Kundry que Parsifal comprend « tout ».

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