Grève du 5 décembre : à quoi devons-nous nous attendre ?

Transports, fonctionnaires, personnels hospitaliers, policiers… L’appel à la grève, jeudi 5 décembre prochain devrait être particulièrement suivi. On vous explique l’impact qu’elle devrait avoir sur votre journée. 

Annoncée depuis plusieurs mois, la date fatidique de mobilisation interprofessionnelle approche. Jeudi 5 décembre, les syndicats appellent les travailleurs à se mettre en grève contre le nouveau système de retraite à point. De nombreuses perturbations sont à prévoir en France et particulièrement à Toulouse. 

Des transports perturbés

Trois syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, Sud) ont lancé un préavis de grève. Le mouvement devrait être particulièrement suivi dans les gares. L’entreprise ferroviaire a pris les devants en suspendant les ventes des billets du 5 au 8 décembre. Les syndicats appellent à une grève « illimitée » pour forcer le gouvernement à revoir sa copie sur la réforme des retraites. La SNCF doit publier ses prévisions, mardi après-midi. Pour les voyageurs, les billets sont remboursables ou échangeables, et ce même si leur ticket indique le contraire. 

Du côté des transports en commun, contrairement à Paris où la RATP prévoit une paralysie de grande ampleur, à Tisseo, les métros fonctionneront normalement. Seule la circulation des bus et des tramways pourra être affectée, Tisseo doit donner ses prévisions, ce mardi. À l’aéroport, ni les pilotes, ni les hôtesses ou les stewards n’appellent à la grève. Néanmoins, onze syndicats à Air France ont déposé un préavis. En cas d’annulation de vol ou d’impossibilité de se rendre à l’aéroport, il est recommandé de se reporter aux conditions de remboursement de la compagnie. 

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Professeurs et assistantes maternelles en grève

Du côté des enseignants, la plupart des syndicats (Snes-FSU, SNUipp-FSU, FO, SE-UNSA, Snalc) appellent à rejoindre le mouvement. Selon le syndicat enseignant du primaire SNUipp-FSU, 10 à 20% des écoles pourraient être fermées. Si la loi de 2007 oblige les mairies à assurer un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et primaires, le taux de grévistes parmi les fonctionnaires territoriaux pourraient ne pas permettre ce service. Parmi les lycéens, les syndicats FIDL, UNL, MNL et le syndicat étudiant UNEF ont rejoint le mouvement. Il pourrait s’agir d’un mouvement historique dans l’histoire de l’éducation. 

Un service minimum dans les hôpitaux

Dans les hôpitaux, les urgentistes continuent le combat. Insatisfaits du plan de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, les syndicats CGT, FO et Sud et le collectif Inter-Urgences appellent à rejoindre le mouvement. L’ampleur de la mobilisation est difficilement mesurable à l’avance, puisque le personnel hospitalier peut se déclarer en grève le jour même. Si les hôpitaux ont l’obligation d’assurer un service minimum, les opérations non-urgentes pourraient être reportées.

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Les policiers passent à l’action

Dans les commissariats, le service sera au minimum dès mercredi soir. Si les urgences seront bien traitées, le reste « des procédures prendront 24 heures de retard », a indiqué Didier Martinez du syndicat Unité SGP Police Occitanie. Interdits de faire grève, des policiers devraient mener « des actions de zèle ». Il s’agit « de contrôler les personnes, les véhicules, les passeports sans verbaliser mais dans le but de perturber le trafic et se rendre visible », explique à France 3, Philippe Lavenu. 

« Pas de contraventions, pas de sorties, explique Philippe Lavenu, délégué Alliance Occitanie. Dans 2 points de la région, on mènera des actions de zèle de 10 à 15h. On contrôlera les personnes, les véhicules, les passeports sans verbaliser mais dans le but de perturber le trafic et se rendre visible ».

Dans les autres secteurs, le syndicat de la magistrature appelle à la grève, tandis que les avocats comptent lancer une journée « justice morte ». Le ramassage des ordures ne sera pas assuré. Les chauffeurs routiers, la Poste, les électriciens et la fonction publique territoriale sera également en grève. 

Deux tiers des Français favorable à la mobilisation

Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour France Info et Le Figaro, 66% des Français jugent le mouvement « justifié ». Ils sont autant à être favorables à « un alignement des régimes de retraites et la fin des régimes spéciaux ». Mais pour une grande majorité des Français (65%), le gouvernement ne devrait pas fléchir devant la mobilisation des syndicats. 

Étienne Lafage. 

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