Les professeurs du collège Voltaire de Colomiers, près de Toulouse, ont entamé un mouvement de grève ce lundi. Ils dénoncent un manque criant de moyens humains dans l’établissement.
Devant les grilles du collège Voltaire, une foule compacte d’enseignants s’installe. Loin du vacarme habituel que produit un établissement scolaire, aucun élève n’occupe les salles de classe, en même temps que la cour de récréation reste étrangement vide. Et pour cause : la situation est devenue explosive à Colomiers.
Dernier événement en date, une enseignante a été blessée vendredi en tentant de séparer une bagarre entre deux élèves. Un épisode de violence, qui a connu un précédent récent. En effet, des faits similaires s’étaient produits trois semaines plus tôt.
Désormais, la coupe est pleine, et les enseignants le font savoir. Tous se sont mis en grève ce lundi, et n’ont donc accueilli aucun élève en classe. Ils accusent les services académiques de ne pas avoir donné suite à leurs revendications. « On a procédé à 18 conseils de discipline depuis le début de l’année scolaire », ajoute une professeure. Une dynamique de hausse, corrélée avec « des faits de violence quotidiens ». Cependant, le personnel éducatif nuance : « le problème ne vient pas des élèves. Il y a un manque criant de mixité sociale au collège Voltaire. »
Baisser les effectifs par classe
Dans une lettre adressée au rectorat de Toulouse, ils demandent collectivement « une dotation globale le plus tôt possible et à la hauteur de nos besoins », et une répartition des classes « à 25 élèves maximum », contre 30 actuellement. Et surtout que l’établissement soit classé Rep (Réseau d’éducation prioritaire, NDLR). Une classification qui permettrait au collège columérin d’obtenir une dotation globale plus élevée, mais aussi une augmentation considérable des moyens humains. « Si on passait Rep, on n’aurait plus 30 élèves par classe, et au moins un poste de CPE supplémentaire », ajoute un enseignant gréviste.

Désireux d’obtenir un avenir plus radieux pour le collège Voltaire, le collectif des professeurs envisage de nouvelles actions comme celle de ce lundi, s’il venait à ne pas être écouté. Contacté à ce sujet, le rectorat de Toulouse n’a pas donné suite à notre sollicitation.
























