La ville de Toulouse a inauguré, ce vendredi 20 février, deux salles portant le nom d’Aurélie Fouquet et de Clarissa Jean-Philippe, policières municipales tuées en service, et remis officiellement un drapeau à ses agents.
Devant l’hôtel de police municipale de la rue Roger-Camboulives, les agents sont alignés sur le bitume humide. Le bâtiment, livré en 2023, a encore l’apparence d’un équipement neuf. La ville inaugure deux salles baptisées du nom d’Aurélie Fouquet et de Clarissa Jean-Philippe, toutes deux mortes à 26 ans dans l’exercice de leurs fonctions, et remet officiellement son drapeau à la police municipale.
À l’intérieur, derrière les baies vitrées, la cérémonie se resserre entre le bois clair et le mobilier administratif. Au milieu d’un décore sans emphase, Élisabeth Fouquet s’avance dans cet espace portant désormais le nom de sa fille, Aurélie. Elle a été tuée le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne, prise dans l’assaut d’un commando armé lors d’une opération criminelle. « Au nom de notre famille, je tiens à exprimer notre profonde gratitude. Ce geste honore sa mémoire et son sens du devoir. Elle croyait en sa mission, elle portait son uniforme avec fierté. Son exemple doit continuer de vivre parmi nous. »
« Ce sont des symboles »
Le maire Jean-Luc Moudenc évoque ensuite Clarissa Jean-Philippe, assassinée le 8 janvier 2015 par le terroriste Amedy Coulibaly, la veille de l’attentat de l’Hyper Cacher. La mère de la policière, décédée en 2024, demandait que son nom ne disparaisse pas. Une allée porte déjà son nom à Saint-Simon. « En rendant ce double hommage, nous honorons deux figures de la police municipale, engagée au service des autres dans une société de plus en plus violente », déclare l’élu devant une centaine de personnes, dont François Piquemal (LFI) et Pierre Briançon (PS), ces deux rivaux aux élections municipales.
Le nom de ces salles a été acté il y a plusieurs mois. « On a voulu leur donner des noms, des symboles. Ces deux femmes, représentent parfaitement l’engagement » explique le directeur de la police municipale, Jérémie Cazaux.






















