Alors que Français et Italiens se retrouvent ce dimanche 22 février à Lille, à l’occasion de la 3e journée du Tournoi des 6 Nations, le troisième ligne toulousain et ses partenaires, leaders incontestés de cette édition 2026, ne veulent pas sous-estimer leurs hôtes.
L’Italie fait-elle vraiment peur aux Français ou les discours de prudence entendus depuis une semaine et la promenade à Cardiff servent-ils persuader les Bleus qu’ils prendraient une énorme claque s’ils confondaient confiance et suffisance ? « C’est une équipe qui est en pleine confiance. On a tous suivi les deux premiers matchs et les deux grosses prestations que les Italiens ont fait. Ils ne sont pas loin de gagner en Irlande », jugeait ce jeudi François Cros, en conférence de presse.
Mais quand même, de là à imaginer, sur un troisième match consécutif où la fatigue va forcément se faire sentir, que le groupe de Gonzalo Quesada puisse venir créer la même surprise qu’il y a deux ans au même endroit (13-13), face à de tels Bleus, il y a un pas que nous nous garderons bien de franchir. Car comment croire en effet que ces Transalpins, aussi valeureux qu’ils ont pu être face à l’Écosse (18-15) et l’Irlande (13-20) et à qui ils ont passé un cinglant 73-24 à Rome l’an dernier, puissent venir les chatouiller à Lille cette année ?
« Ils jouent de mieux en mieux »
« On a tous vu les images de la mêlée irlandaise mise en difficulté (l’expérimenté Furlong a notamment explosé comme du pop-corn à un quart d’heure de la fin, NDLR) et la mêlée écossaise aussi avait eu du mal la semaine d’avant, prévient toutefois le troisième ligne du Stade Toulousain. Et ensuite, sur leur système de jeu offensif, je pense qu’ils sont beaucoup plus à l’aise dans leur système. Ils ont beaucoup de confiance et d’automatismes et ils jouent de mieux en mieux. »
Tout comme les Bleus finalement, brillants 50 minutes face à l’Irlande (36-14) et qui n’ont guère eu à forcer leur talent à Cardiff (54-12). Alors, si l’on veut bien l’admettre que les sommets atteints l’an passé au niveau du score pourraient ne pas l’être ce dimanche, on n’imagine toutefois pas les coéquipiers d’Antoine Dupont, s’ils évoluent dans le même registre que face aux Irlandais et aux Gallois, ne pas s’offrir un troisième succès en autant de journées.
« Tous nos adversaires, on les craint, on les respecte, insiste Cros. Même si on se concentre beaucoup sur nous, sur notre façon de jouer, pour essayer d’améliorer tous les secteurs qu’on peut maîtriser. Forcément, l’adversaire est important. Les Italiens, ça fait plusieurs années qu’ils montent en puissance et forcément on les craint. »
























