Trois questions à Christian Déqué, président de la chambre d’agriculture de la Haute-Garonne, à la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture à Paris.
Où en est-on sur le plan de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le département ?
Cela fait maintenant quasiment deux mois qu’il n’y a pas eu de nouveaux cas de DNC. La vaccination a été mise en place et nous avons atteint les objectifs pour obtenir une immunité collective, c’est-à-dire dépasser le seuil de 95 % d’animaux vaccinés. À partir du 20 février, une circulation normale des animaux à l’intérieur du pays sera possible. L’étape suivante est prévue pour le 20 avril, qui permettra aux éleveurs de retrouver l’accès aux marchés espagnols et italiens. C’est la principale part du commerce pour les éleveurs de la Haute-Garonne. C’est la réglementation européenne qui impose des règles très strictes. Des accords bilatéraux ont été trouvés entre les pays pour permettre, sous certaines conditions, l’exportation des animaux vers ces destinations.
La crise agricole, avec le Mercosur, les aides aux céréaliers, les blocages, a-t-elle évolué ?
Concrètement, par rapport aux revendications, deux fonds d’urgence ont été débloqués par l’État : l’un sur la DNC et un autre sur la partie céréales. Mais ces mesures restent insuffisantes au regard du contexte actuel de l’agriculture. En particulier dans le secteur des céréales, cela fait plusieurs années que les prix sont difficiles, notamment les prix de revient. Les fonds débloqués sont très insuffisants. Pour le département, cela représente environ 950 000 euros pour les céréales. Si on divisait cette somme mathématiquement, cela représenterait une aide de l’ordre de 4 à 5 euros par hectare. Ce n’est évidemment pas ainsi que les calculs seront faits, mais cela montre bien que les enveloppes sont insuffisantes.
Y aura-t-il beaucoup d’agriculteurs du département présents au Salon de l’agriculture à Paris ?
Nous n’aurons pas beaucoup de producteurs présents physiquement, car il n’y aura pas d’animaux du département au salon. En revanche, une vingtaine de producteurs présenteront une centaine de produits, dont des fromages, du vin.
























