EXCLUSIF. Un couple de retraités a vécu un calvaire d’une heure ce mardi soir près de Toulouse. Séquestrés à leur domicile par des hommes encagoulés, Jean-Louis (74 ans) et son épouse ont été agressés avec du gaz lacrymogène et des produits chimiques avant de voir leur coffre-fort dérobé. Une enquête pour « home-jacking » est en cours pour retrouver des malfaiteurs manifestement très bien renseignés.
« Je me suis vu mourir. Et mon épouse également. Son état de santé est fragile », confie Jean-Louis. Ce boulanger à la retraite, âgé de 74 ans, a vécu l’enfer lors d’un « home-jacking ». Les malfaiteurs les ont séquestrés au cœur de la nuit avant de prendre la fuite avec le coffre-fort.
Les faits se déroulent ce mardi soir à Roquesérière. « Je dormais lorsqu’à 3 heures du matin, j’ai été réveillé par un bruit. Des hommes encagoulés et gantés étaient dans ma chambre », témoigne le septuagénaire, toujours choqué. Les intrus ont crié « gendarmerie » avant d’utiliser un spray. L’homme et son épouse ont été aspergés sur tout le corps. « Ils ont visé nos yeux avec la bombe anti-puces que j’utilisais pour le chien », précise Jean-Louis. Le système d’alarme de sa maison n’a malheureusement pas fonctionné ce soir-là.
Ils restent presque une heure sur place
Visiblement bien renseignés, les voleurs savaient que le couple détenait un coffre-fort. Ils ont alors exercé d’intenses pressions sur lui afin d’extorquer les codes d’accès. Après des dizaines de minutes de négociation très tendue, Jean-Louis n’a rien lâché. « Ils sont restés près d’une heure chez nous », ajoute-t-il. Les voleurs ont décidé d’emporter le coffre-fort fermé avec eux. Avant de s’enfuir, ils ont fait usage de gaz lacrymogène contre leurs victimes une ultime fois. « Mon épouse est très diminuée, cet épisode violent ne va pas améliorer la situation. C’est terrible », estime l’ancien boulanger.
Le ou les suspects connaissaient-ils les lieux ? Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête, confiée aux gendarmes. Les militaires de la communauté de brigades de l’Union, aidés par ceux de la brigade de recherches de Toulouse Saint-Michel, sont chargés des investigations. La police scientifique est venue sur place pour collecter un maximum d’indices. Pour l’heure, ni le coffre ni son contenu n’ont pu être localisés. Le montant du préjudice n’a pas encore été dévoilé.























