À Toulouse, la Ligne C du métro franchit une étape structurante. À l’issue d’une visite de chantier organisée à la station Diagora, Tisséo a confirmé l’entrée du projet dans une nouvelle phase, centrée sur les équipements ferroviaires et l’aménagement des stations, comme l’indique un dossier de presse relayé le 19 février.
Tandis qu’en janvier 2026 le groupe d’opposition Alternative pour une métropole citoyenne (AMC) accusait Toulouse Métropole de présenter un calendrier irréaliste pour la future ligne C du métro, l’avancement du chantier vient marquer un tournant concret. Sur le terrain, la fin des travaux lourds de génie civil sur le viaduc aérien entre Aerospace Campus et Labège Gare matérialise le passage à une nouvelle séquence opérationnelle.
Long d’environ cinq kilomètres, cet ouvrage constitue l’un des tronçons les plus techniques de la Ligne C. Tisséo souligne que « cette étape clôt une phase invisible mais essentielle, pour entrer dans celle où le métro commence à prendre forme ». La station Diagora, située sur cette section aérienne, illustre ce changement de rythme. Les piles et tabliers sont désormais achevés, laissant place aux aménagements intérieurs, aux quais et aux équipements nécessaires à l’accueil des voyageurs.
Du gros œuvre aux équipements ferroviaires de la ligne C
Avec la fin du génie civil, le chantier bascule vers la pose des rails, l’installation des systèmes de signalisation et l’équipement des stations. Cette phase, plus visible pour le grand public, doit permettre de donner une lecture concrète du futur métro. Selon Tisséo, « les rails utilisés sont conçus pour limiter l’empreinte environnementale du projet, avec des matériaux majoritairement recyclés et produits en France ». Les stations aériennes, dont Diagora, entrent parallèlement dans leur phase d’aménagement : accès, quais, dispositifs de sécurité et équipements techniques seront déployés progressivement au cours des prochains mois.
Si la mise en service de la Ligne C reste programmée à l’horizon 2028, cette étape constitue un point de passage majeur du calendrier. Elle conditionne le lancement des essais dynamiques, puis la circulation des premières rames sur l’ensemble du tracé. « Chaque avancée structurelle permet de sécuriser les prochaines étapes et de tenir les engagements du projet », rappelle Tisséo, alors que le débat politique sur le calendrier continue d’animer la scène métropolitaine.
Une infrastructure au cœur des mobilités futures
Avec ses 27 kilomètres de tracé, la Ligne C doit relier l’Ouest et le Sud-Est de la métropole toulousaine, désengorger les axes routiers saturés et connecter plusieurs pôles économiques et universitaires stratégiques. Le franchissement de cette nouvelle étape confirme le caractère structurant du projet à l’échelle du territoire.
Après les fondations et le béton, le chantier entre désormais dans la phase où le métro devient tangible. Un moment clé pour un projet scruté de près par les élus comme par les habitants.






















