Après plus de deux mois de restrictions sanitaires, une étape importante vient d’être franchie pour les éleveurs du Sud de la Haute-Garonne. Dans un communiqué diffusé le 20 février 2026, le Service régional de communication interministérielle (SRCI) annonce la levée de la zone de surveillance liée à la dermatose nodulaire contagieuse des bovins.
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie virale touchant exclusivement les bovins, avait conduit les autorités sanitaires à instaurer, dès le 9 décembre 2025, une vaste zone de surveillance dans le sud du département. Cette zone, appelée ZR6, concernait plus de 500 communes de Haute-Garonne, mais aussi des territoires voisins de l’Ariège, de l’Aude et des Hautes-Pyrénées.
Depuis le 22 décembre, aucun nouveau foyer n’a été détecté. Un élément déterminant qui permet aujourd’hui aux autorités de revoir le niveau d’alerte. Selon le communiqué du Service régional de communication interministérielle (SRCI) relayé ce vendredi 20 février, cette évolution confirme que « les mesures de lutte déployées ont permis d’enrayer la propagation de la maladie ».
542 communes désormais en zone vaccinée
À compter du 20 février 2026, 542 communes situées au Sud de Toulouse quittent la zone de surveillance pour passer en zone vaccinale de type II, aussi appelée zone valablement vaccinée. Ce changement de statut n’est pas qu’administratif : il a des conséquences très concrètes pour les exploitations agricoles concernées.
Dans ces zones, les cheptels sont désormais considérés comme protégés, à condition que la vaccination ait été réalisée depuis plus de 28 jours sur l’ensemble des bovins. Cette reconnaissance officielle permet d’assouplir certaines contraintes qui pesaient jusqu’ici sur les éleveurs.
Des mouvements d’animaux à nouveau possibles
Premier effet immédiat : les déplacements de bovins vaccinés sont à nouveau autorisés à l’intérieur de la zone, et peuvent également reprendre, sous conditions, vers le reste du territoire métropolitain pour une durée de 14 mois. Les mouvements d’animaux non vaccinés restent en revanche strictement encadrés. Ils demeurent interdits, sauf lorsqu’ils sont destinés directement à l’abattoir, sans rupture de charge. Une mesure destinée à limiter tout risque de résurgence de la maladie.
Autre perspective attendue par la profession : la reprise progressive des échanges européens. Le communiqué précise que « les conditions seront prochainement réunies pour la reprise des échanges au sein de l’Union européenne », notamment avec l’Espagne et l’Italie, sous réserve du respect du cadre sanitaire en vigueur.
Une mobilisation collective dans la lutte contre la dermatose nodulaire
Si la situation sanitaire s’améliore, les autorités soulignent que cela repose sur une mobilisation large et coordonnée. Vaccination massive, restrictions de mouvements, surveillance vétérinaire renforcée : l’ensemble du dispositif a impliqué éleveurs, vétérinaires, groupements de défense sanitaire et services de l’État.
Le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, salue dans le communiqué « l’efficacité de la mobilisation collective face à cette maladie », rappelant que la DNC est apparue en France pour la première fois à l’été 2025, avant de toucher l’Occitanie à l’automne.
Vigilance maintenue et vaccination prolongée
Si la levée de la zone de surveillance marque une avancée, les autorités sanitaires appellent toutefois à ne pas relâcher l’attention. Les acteurs de la santé animale ont ainsi décidé, le 9 février dernier, de renouveler la vaccination dans les zones touchées en 2025, en particulier en Occitanie.
La vaccination restera obligatoire jusqu’au 31 décembre 2026 et continuera d’être intégralement prise en charge par l’État. Les modalités pratiques seront précisées région par région, en lien avec les professionnels de terrain. Pour les territoires concernés, cette nouvelle phase marque un retour progressif à une activité plus normale, tout en maintenant un cadre sanitaire strict destiné à éviter toute résurgence de la maladie.























