Jean-Luc Moudenc arrive en tête du premier tour à Toulouse, selon un sondage publié par La Dépêche du Midi. Mais en cas de duel face à une gauche rassemblée, François Briançon pourrait l’emporter.
À moins d’un mois du premier tour des municipales, le 15 mars, la tension monte autour du Capitole. Si le maire sortant Jean-Luc Moudenc vire en tête au premier tour, il pourrait perdre son fauteuil en cas d’union de la gauche au second tour.
Un sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour La Dépêche du Midi et publié jeudi 19 février montre deux potentiels gagnants. Il a été réalisé par téléphone du 9 au 18 février auprès de 602 électeurs inscrits. La marge d’erreur est de 3,3 points.
Premier tour des municipales : un match à trois
Si l’élection avait lieu dimanche, Jean-Luc Moudenc (ex-LR) arriverait en tête avec 33 % des voix. C’est un point de moins que dans le sondage mené par Cluster 17 pour Politico du 2 au 5 février 2026. Il serait talonné par François Briançon (PS) à 30 % (-2 points).
La surprise vient de l’Insoumis François Piquemal, qui réaliserait une percée à 23 % (+4 points). Julien Leonardelli (RN), avec 7 % (-1 point), ne serait pas en mesure de se maintenir au second tour.
Au second tour : l’union de la gauche sera décisive
Le second tour dépendra des alliances. L’étude dessine deux scénarios très différents pour le 22 mars :
- En cas de triangulaire : Jean-Luc Moudenc l’emporterait avec 42 %, profitant de la division des voix entre le PS avec ses alliés (35 %) et LFI (24 %).
- En cas de duel : si la gauche parvient à s’unir derrière François Briançon, le maire sortant serait battu (47 % contre 53 %).
- En cas de quadrangulaire : le maire sortant serait réélu avec 37 % des votes, devant l’union de la gauche (34 %) et La France insoumise (23 %). Le RN serait au pied du podium à 6 %.
L’ombre du drame de Lyon
L’enquête a été réalisée en partie avant la mort du jeune Quentin Deranque, après une agression impliquant des militants identitaires et antifascistes, le 14 février à Lyon. L’affaire pourrait concerner des membres de la Jeune Garde, un groupuscule allié à LFI. Le collaborateur d’un député insoumis est suspecté d’être impliqué.
Ces éléments pourraient peser sur l’image de La France insoumise et influencer le vote des Toulousains les 15 et 22 mars prochains.






















