A Retiers, le cri du coeur d'Isabelle Destée qui doit s'occuper seule de son fils handicapé

Le lit médicalisé de Maxime a été installé dans le salon car monter à l'étage lui est très difficile

Le lit médicalisé de Maxime a été installé dans le salon car monter à l’étage lui est très difficile

La vie d‘Isabelle Destée a basculé en décembre 2017 lorsque Maxime, son fils, alors âgé de 31 ans, fait un blocage cérébral.

La mère de famille, qui vit à Retiers, explique :

Toutes ses fonctions motrices se sont bloquées, il n’arrivait plus à contrôler ses mouvements. »

La cause ? Des soucis émotionnels qui se sont accumulés ces dernières années selon la mère.

Sept jours sur sept

Maxime travaillait à l’époque dans la fonction publique. Le médecin du travail le met en arrêt maladie.

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Aujourd’hui, la santé du trentenaire s’est améliorée. Il peut marcher avec une béquille, mais il n’est pas autonome.

En attendant, c’est sa mère qui s’occupe de lui en plus de son travail d’assistante administrative à mi-temps.

Je prépare les repas, j’assure les déplacements aux rendez-vous médicaux, je l’aide pour sa toilette et je m’occupe de tous les papiers administratifs. C’est du sept jours sur sept et je n’ai pas de vacances non plus. »

Handicapé à 80 %

Décrété handicapé à plus 80 %, Maxime a perdu sa motricité sur tout le côté droit.

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Le médecin du travail lui a conseillé de remplir un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), chargée de l’accueil et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap et leurs proches.

« En tant qu’aidant, on est seul et c’est très dur »

Mais Isabelle Destée reproche à l’organisme la complexité des dossiers à remplir et des délais d’attente trop longs.

« En tant qu’aidant, on est toujours face aux dossiers. On est seul et c’est très dur », raconte la mère célibataire.

Elle s’insurge également du manque d’aides financières accordées pour aménager les pièces de vie en conséquence.

« Aide dérisoire »

« Nous avons réalisé un devis pour faire construire une douche au rez-de-chaussée puisque mon fils a des difficultés pour monter à l’étage. Il s’élève à plus de 7 000 €, nous ne pouvons pas tout payer seul, nous avons besoin d’aide », poursuit Isabelle Destée.

La MDPH leur a proposé une prise en charge à hauteur de 2 851 € qui « ne suffit pas » selon Isabelle Destée.

« C’est une aide dérisoire », s’emporte Maxime. En attendant, il ne prend qu’une douche par semaine.

Aujourd’hui, cela fait presque un an que Maxime est en arrêt maladie. Il ne peut pas travailler. Il suit une chimiothérapie et fait des séances de kiné.

En plus, sa mère, qui s’est formée, lui fait des séances de reiki et de shiatsu qui améliorent son état.

Conscient et reconnaissant envers l’investissement de sa mère, Maxime confie : « Si ma mère n’était pas là, je ne serai plus en vie. »

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