Alençon. Le blocage se poursuit au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe

Yannick, l'un des deux surveillants blessés lors de l'acte terroriste de mardi a  rendu viiste à ses collègues dès sa sortie d'hôpital, vendredi 8 mars.

Yannick, l’un des deux surveillants blessés lors de l’acte terroriste de mardi a rendu visite à ses collègues dès sa sortie d’hôpital, vendredi 8 mars. (©L’Orne-Hebdo)

Quatre jours après l’acte terroriste commis par un détenu radicalisé du centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, les surveillants pénitentiaires de la maison centrale d’Alençon-Condé-sur-Sarthe poursuivent le blocage de l’établissement, ce samedi 9 mars.

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Au lendemain d’une seconde confrontation avec les gendarmes mobiles envoyés pour « faire entrer la logistique », les surveillants affichent la même détermination, revigorés par la visite, vendredi 8 mars, dès sa sortie de l’hôpital de Yannick, l’un des deux surveillants blessés lors de l’attaque terroriste de mardi.

Accueilli par des applaudissements, le surveillant blessé au visage et à l’épaule a remercié ses collègues pour leur soutien. « C’est toi le héros ! », lui ont-ils répondu avant de nombreuses accolades. Le surveillant s’est ensuite entretenu rapidement avec le directeur du centre pénitentiaire d’Alençon-Condé, tout aussi ému que les surveillants, de ce retour sur le site de l’acte terroriste de l’une des deux victimes. Yannick est reparti quelques minutes après sous les mêmes applaudissements et encouragements de ses collègues. 

Le polo  que portait Yannick le jour de l'acte terroriste témoigne de la violence des coups de couteau porté par les agresseurs.

Le polo que portait Yannick le jour de l’acte terroriste témoigne de la violence des coups de couteau porté par les agresseurs. (©L’Orne-Hebdo)

Vendredi 8 mars, 80 établissements pénitentiaires de France « ont été impactés par des mouvements de protestation sous plusieurs formes », confiait Emmanuel Guimaraes, délégué national de FO Pénitentiaire.

« Malheureusement à cette heure, aucune réponse concrète n’est apportée par la ministre de la Justice ou la direction de l’Administration Pénitentiaire sur les revendications qui animent la colère des personnels. Sauf à annoncer que deux rencontres avec les organisations professionnelles devraient avoir lieu, la première, lundi 11 mars, avec le directeur de l’Administration pénitentiaire pour discuter des aspects purement sécuritaires et la seconde avec la ministre, mercredi 13 ou jeudi 14 mars afin de synthétiser la situation. C’est dire à quel point ces gens n’ont pas pris la mesure de l’urgence », insiste FO-Pénitentiaire dans un communiqué.

Après une brève entrevue avec ses collègues, Yannick, l'un des deux surveillants pénitentiaires blessés mardi lors del'attaque terroriste, est reparti, comme il avait été accueilli : sous des applaudissements nourris de ses collègues.

Après une brève entrevue avec ses collègues, Yannick, l’un des deux surveillants pénitentiaires blessés mardi lors del’attaque terroriste, est reparti, comme il avait été accueilli : sous des applaudissements nourris de ses collègues. (©L’Orne-Hebdo)

« Le directeur de cabinet ministériel confirme que seules des discussions sur la question sécuritaire auront lieu. Les problèmes de recrutement générés par le manque d’attractivité (statutaire et indemnitaire) ne seront même pas abordés, la ministre restant sur ses positions annoncées en janvier dernier : « les surveillants Pénitentiaires sont suffisamment bien payés ». Ces grands penseurs ne veulent toujours pas comprendre que, sans recrutement, il est impossible de faire de la sécurité en prison ».

Pour ce syndicat, « jamais, notre profession n’avait vécu autant de mépris de la part de notre ministère. À l’image de celui d’Alençon-Condé-sur-Sarthe où, comme dans d’autres établissements depuis le début du mouvement, les collègues sont quotidiennement matraqués et gazés alors que cet établissement vient de vivre le pire. Aujourd’hui, nous sommes à un tournant de la profession qui doit éveiller les consciences des uns et des autres. FO Pénitentiaire a toujours privilégié la démocratie et a toujours porté les  revendications du terrain ».

Dans l'après-midi de vendredi 8 mars, les Gilets Jaune sont apporté leur soutien aux surveillants pénitentiaires.

Dans l’après-midi de vendredi 8 mars, les Gilets Jaune sont apporté leur soutien aux surveillants pénitentiaires. (©L’Orne-Hebdo)

Vendredi soir, FO Pénitentiaire lançait une consultation auprès de ses bureaux locaux « afin de connaitre les suites que les personnels souhaitent donner à leur mouvement dès lundi ».

En attendant la réponse, le syndicat soutient « toutes les actions, sous toutes leurs formes ce week-end ».

La mobilisation des surveillants pénitentiaires reste intacte.

La mobilisation des surveillants pénitentiaires reste intacte. (©L’Orne-Hebdo)

Alençon. Le blocage se poursuit au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe


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