Après un accident mortel près de Lisieux, elle n'a pas respecté la suspension de permis

Une femme de 48 ans était jugée mardi 19 février 2019 en comparution immédiate au tribunal de Lisieux (Calvados).

Une femme de 48 ans était jugée mardi 19 février 2019 en comparution immédiate au tribunal de Lisieux (Calvados). (©Le Pays d’Auge)

Le 6 février 2019, vers 10 h 30, une femme de 48 ans est contrôlée à 103 km/h au lieu de 80 au niveau de Saint-Germain-de-Livet (Calvados), entre Lisieux et Livarot. Les gendarmes constatent que le permis de cette habitante de Lisores (Calvados) est suspendu depuis mai 2018.

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En octobre 2017, elle avait été condamnée à un an de prison avec sursis et à un an de suspension de permis pour homicide involontaire. Le 26 octobre 2016, elle avait percuté un cycliste de 68 ans, qui était décédé sur le coup

Au volant, quelques jours plus tard

Suite à la conduite sans permis et l’excès de vitesse, elle devait être convoquée au tribunal de Lisieux en mai 2019, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Mais, le 15 février 2019, la quadragénaire est de nouveau contrôlée au volant, à Saint-Pierre-en-Auge (Calvados). Après la saisie de son véhicule, une Peugeot 608, le parquet décide de la placer en garde à vue, puis de la convoquer pour une comparution immédiate, mardi 19 février 2019.

Elle conduit pour aller au travail 

A la barre, la prévenue indique qu’elle fait des remplacements pour une société de nettoyage. Depuis octobre 2018, elle prendrait sa voiture une à deux fois par semaine. En larmes, elle tente d’expliquer :

J’ai besoin de travailler, pour être un peu indépendante par rapport à mon compagnon. 

Et le covoiturage ? « Mes collègues ne peuvent pas toujours venir me chercher », assure-t-elle.

La garde à vue, « un bon avertissement »

Maître Jean-René Desmonts, son avocat, qui rappelle qu’elle conduit uniquement pour aller au travail et se rendre chez sa mère malade, ajoute :

Lisores est un village rural, particulièrement isolé. Lors de sa garde à vue, elle a pris conscience de la gravité des faits. C’est un bon avertissement pour elle.

Le tribunal regrette que la condamnation d’octobre 2017 ne lui ait « pas servi de leçon » : « Un homicide involontaire, ce n’est pas anodin », note Aurélie Lartigau, la présidente. 

« Il faut dire stop »

Adrien Nantel, pour le ministère public, développe : « Elle a vécu un événement traumatisant, et elle se retrouve en excès de vitesse, c’est problématique ». Puis de nouveau au volant, « seulement neuf jours plus tard » : 

Il y a un moment où il faut dire stop, et que l’année de suspension de permis s’exécute. On ne peut pas rester sans réponse. 

7 mois de prison ferme

C’est pourquoi il requiert un peine de 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans, avec obligation de soins psychologiques et de chercher du travail. Il demande aussi la révocation de son sursis à hauteur de 6 mois, l’annulation de son permis avec l’interdiction de le repasser dans les 6 prochains mois, et 200 € d’amende.

Le tribunal la condamne à 3 mois de prison, et à la révocation de son sursis à hauteur de 4 mois. Son permis est annulé, elle ne pourra pas le passer avant 6 mois. Elle devra aussi payer 140 € d’amende. La voiture saisie sera restituée à son concubin. 

Après un accident mortel près de Lisieux, elle n'a pas respecté la suspension de permis

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