Concarneau. Le chantier naval Ikone monte en gamme

Depuis l'arrivée de James Simon, le chiffre d'affaires d'Ikone Espace Vag est passé de 600 000 à 750 000 euros.

Depuis l’arrivée de James Simon, le chiffre d’affaires d’Ikone Espace Vag est passé de 600 000 à 750 000 euros.

Dans les jours à venir, l’Ikone 6.50 sera mis à l’eau. « Le baptême en grande pompe, ce sera plus tard. Dans un premier temps, on veut s’assurer que le bateau remplit toutes ses promesses », indique James Simon.

Ce Malouin d’origine a racheté Ikone Espace Vag, il y a tout juste un an, après une carrière dans l’informatique. Le nouveau patron a aussitôt lancé ce projet d’Ikone 6.50.

Ce bateau a tout d’un grand. Il est petit mais très bien aménagé : deux cabines double, une vraie cuisine, un vrai carré, une table à carte… 

Un patron passionné de voile

Sa quille est relevable, ce qui lui permet d’être transportable et de s’échouer facilement. L’Ikone 6.50 est conçu pour faire de la croisière semi-hauturière. « On aimerait construire une deuxième version pour faire de la mini-transat », dévoile ce chef d’entreprise féru de plaisance depuis son enfance.

Il a déjà enregistré six commandes pour le 6.50. Il espère en vendre 70 dans les trois à quatre années à venir. Le chantier devrait aussi revoir et corriger l’Ikone 7.50.

Ce voilier avait été désigné Voilier de l’année 2016 par Voile magazine. Malgré cette consécration, seuls six exemplaires ont été vendus.

Nous allons en proposer une deuxième version avec un carré réaménagé et un nouveau look pour le pont. Le prototype pourrait sortir d’ici la fin de l’année. 

L’entreprise mène de front un troisième projet : proposer un voilier de 9 à 11 m. James Simon veut se positionner sur ce marché pour deux raisons principales : « Il se vend davantage de voiliers de 9-11 m que de 7-9 m. Ensuite, la concurrence est moins importante sur cette gamme, notamment avec les pays de l’Est. » Le prototype pourrait être construit en début d’année 2020.

Infusion sous vide et numérique

Ce nouvel Ikone s’inspirera des aménagements, innovations et technologies de son petit frère, l’Ikone 6.50.

Depuis un an, James Simon a converti le chantier à l’infusion sous vide des matériaux composites.

Cette technique présente plusieurs intérêts : une qualité régulière, un matériau plus léger… Et puis mes collaborateurs ne sont plus exposés aux vapeurs de styrène. 

 Par ailleurs, l’entreprise a désormais systématiquement recours aux technologies numériques : de la réalisation des plans à la découpe de toutes les formes.

Recrutements en vue

La plaisance n’est pas la seule spécialité d’Ikone Espace Vag. Le chantier effectue aussi des modifications de bateaux de pêche (jusqu’à 15-16 m). « Nous posons des bulbes d’étraves en composites pour améliorer la stabilité des navires et diminuer leur consommation de gazole de l’ordre de 4 à 5 % », décrit James Simon.

Le chantier propose aussi de poser des ponts couverts, reconfigurer les ponts, modifier les passerelles.

Pour tous ces travaux, nous transposons notre savoir-faire en matière de plaisance : matériaux composites, infusions sous vide… 

En 2018, Ikone a modifié sept chalutiers du Guilvinec, Concarneau, Lorient… Le carnet de commandes est rempli pour l’année à venir.

L’activité générée par la plaisance (40 % du chiffre d’affaires) et la pêche conduit l’entreprise à recruter. Elle est passée de cinq salariés début 2018 à neuf aujourd’hui. « Nous recherchons trois opérateurs en composite. Mais il est très difficile de trouver des collaborateurs opérationnels », regrette James Simon qui envisage aussi d’agrandir le chantier.

 

A.L.B.

Concarneau. Le chantier naval Ikone monte en gamme


ÔToulouse : Actus, Cultures, Sorties à Toulouse


Actualités Toulousaines : Information, Sorties Culturelles