Handball. Caen n'est presque plus en vie mais a encore envie

Les Vikings de Davorin Vujovic, qui boitait bas après le match en raison d'une tendinite au genou, ont montré qu'ils avaient le niveau de la Proligue... malgré leur descente annoncée.

Les Vikings de Davorin Vujovic, qui boitait bas après le match en raison d’une tendinite au genou, ont montré qu’ils avaient le niveau de la Proligue… malgré leur descente annoncée. (©Aline Chatel / Sport à Caen)

C’est le symbole d’une déveine immense et d’un fiasco semblable. Vendredi 15 mars 2019, Skirmantas Pleta s’est tordu la cheville quelques minutes après le coup d’envoi du match contre Nancy. Pas de chance, une fois encore, nous direz-vous. Sauf que l’ailier international lituanien s’est fait cette (grosse) entorse en marchant sur le pied d’un arbitre distrait. Admettez que c’est ballot, vraiment.

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Ainsi va la vie au Caen Handball, qui a donc perdu un joueur supplémentaire face à Nancy. Ce n’est qu’un de plus sur une longue liste d’éléments non-remplacés au fil des mois. Un des (ex-)partenaires de Skirma Pleta a quitté le navire à Noël, un autre s’est tranché plusieurs doigts avec un couteau de cuisine, un troisième s’est fait opérer d’un pied, un quatrième souffre d’une blessure musculaire persistante, un cinquième d’une tendinite au genou, un sixième joue avec une hernie, etc. Une malédiction s’est abattue sur le Palais des Sports – les camarades du CBC n’ont pas beaucoup plus de veine – et le Caen Handball traîne sa peine à la dernière place de Proligue. 

« On mérite de gagner ce match »

Dans ce contexte, on se demande bien comment les Vikings ont pu trouver les ressources pour accrocher Nancy, vendredi 15 mars 2019 (27-27). Normalement, il ne devait pas y avoir photo entre les deux équipes, l’une se préparant aux playoffs quand l’autre se sait bientôt condamnée à la Nationale 1. Pourtant, s’il avait fallu départager les deux adversaires aux points, c’est sûrement Caen qui l’aurait emporté. Maxime Langevin :

Avec un peu de recul, on mérite de gagner ce match. Cela fait longtemps qu’on n’a pas mérité de gagner un match, mais cette fois je pense que tout le monde est d’accord pour dire qu’on doit le gagner.

Caen a mené de deux buts dans le money time et avait encore une longueur d’avance à cinq secondes de la fin. La sanction de deux minutes infligée à Mathias Créteau, plus que sévère dans la mesure où l’adversaire avec lequel il a eu maille à partir est resté sur le terrain, a été fatale aux Caennais. Philippe Breysacher : 

Notre deuxième mi-temps a été assez héroïque. Les mecs se sont comportés comme des guerriers en deuxième mi-temps. Il y a eu des beaux mouvements offensifs, une défense très solidaire et active. Mais je constate qu’on est arbitrés comme les derniers qui rencontrent une belle équipe. Il y a une ou deux décisions qui nous ont fait très, très mal.

Caen n’a pas abandonné

Avec sept points de retard sur Grenoble, premier non-relégable, Caen ne reverra plus la queue du peloton. Les regrets risquent bien d’être nombreux dans quelques semaines, quand les six dernières journées se seront écoulées. En dépit de leur classement et de l’unique victoire dont ils disposent cette saison, les Vikings sont loin d’être largués sur le plan du jeu. Maxime Langevin :

On a montré je ne sais pas combien de fois cette saison qu’on était capables de rivaliser avec les grosses équipes. 

Ce sont les défaites contre les « petites », parfois d’un but, qui ont coûté très cher aux Normands. Pourtant, les Caennais viennent de prouver, devant un Palais des Sports déserté, qu’ils n’avaient pas renoncé. « On a démontré qu’on avait envie de se battre jusqu’au bout. » Une attitude louable avant un prochain déplacement à Sélestat, seule victime de Caen cette saison, vendredi 22 mars 2019.

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