Le Poiré-sur-Vie : Dix-huit moutons retrouvés morts à la Tenaillère

Pour Freddy Gauvrit, des chiens sont à l'origine de l'attaque.

Pour Freddy Gauvrit, des chiens sont à l’origine de l’attaque. (©JPY)

Réveil macabre, à la Tenaillère, au Poiré-sur-Vie. Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 février, l’un des troupeaux de l’éleveur bio, Freddy Gauvrit, s’est fait attaquer par une meute

googletag.cmd.push(function() { googletag.display(“atf_pave-haut”); });

Installé depuis 22 ans dans la commune, l’homme s’occupe de moutons bio depuis 12 ans. « Des agneaux élevés sous la mère avec un troupeau total de 328 brebis. Pour faire de la vente directe, que du haut de gamme », explique-t-il.

Des attaques de chiens, il en a connu une dizaine. Mais celle du week-end dernier dépasse l’entendement. 

« 14 brebis et 4 agneaux trouvés morts noyés, sachant qu’il y en a peut-être au fond de l’étang. 3 brebis et 4 agneaux disparus » énumère l’éleveur en ne terminant pas une liste qui s’allonge jour après jour. Les blessés ne se nourrissent plus et les plus jeunes ne sont pas sevrés, sans compter les blessures qui tournent à la gangrène… « J’ai 35 orphelins et 37 blessés », constate-t-il, ce mardi.

Le bilan pourrait encore s'alourdir.

Le bilan pourrait encore s’alourdir. (©JPY)

Des chiens plutôt que des loups

Depuis l’attaque, il a tout entendu. Des humains, des loups, des chiens… Freddy Gauvrit opte pour la troisième option. « Les bêtes ont été attaquées aux pattes, pas à la gorge ». Les loups sont connus pour égorger. Donc une meute de chiens errants constituerait le profil idéal. « J’ai rentré mes bêtes à 18 h 30 et j’ai voulu les sortir comme tous les jours le dimanche matin. Il y en avait partout sur la route ! Pour moi, ça a duré toute la nuit ». Sans bruit ? Pas assez en tout cas pour donner l’alerte.

Gérer les assurances

Freddy Gauvrit répond au téléphone. C’est un assureur. « Forcément, ça serait plus simple si l’assurance pouvait se retourner contre quelqu’un. Mais, pour ça, il faudrait retrouver les chiens. Là, je dois faire attention à tout, même à l’équarrissage, pour qu’il n’y ait pas de vice de procédure ».

Aujourd’hui, le fermier nourrit les agneaux au biberon de lait de vache. « Je vais essayer de sauver tout le monde mais ils vont être déclassés bio… Enfin, ça se voit qu’ils veulent vivre. Même si certains boitent beaucoup et qu’il doit y avoir des blessures qu’on ne voit pas ».

L’agriculteur se masse le dos. « J’ai mal. Le stress ou quoi ? L’attaque, c’est le quotidien des éleveurs. Je vais m’en remettre, même si ça fait un coup au moral. Là, je dois repérer les bêtes qui dépérissent. Et m’inquiéter du fait qu’un chien qui a mordu va revenir ».

Le Poiré-sur-Vie : Dix-huit moutons retrouvés morts à la Tenaillère


ÔToulouse : Actus, Cultures, Sorties à Toulouse


Actualités Toulousaines : Information, Sorties Culturelles