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Une fillette de 8 mois avait été retrouvée morte, le jeudi 5 février à Sainte-Foy-de-Péyrolières, près de Toulouse. Sa grand-mère l’avait découverte, inanimée dans son lit. Plusieurs hypothèses étaient alors soulevées, notamment l’ingestion de lait infantile potentiellement contaminé : c’était au moment de la vague de rappels de ces produits, contenant potentiellement une toxine dangereuse pour les nouveau-nés.Un mois après les faits, bien que les examens se poursuivent, Actu Toulouse apprend que le décès de la fillette n’était finalement pas lié à l’ingestion de lait contaminé. Voici ce que l’on sait.
L’autopsie n’avait pas permis d’identifier les causes de la mort
Après la découverte tragique du corps de la fillette, une enquête « en recherche des causes de la mort » avait été ouverte par le parquet et confiée à la Brigade de recherches (BR) de Villeneuve-Tolosane. S’en était suivie l’autopsie de la victime, qui n’avait « pas mis en évidence de signes de violences », mais qui n’avait toutefois pas permis d’identifier formellement la cause du décès.
Or, cette mort soudaine est survenue au cœur du scandale du lait contaminé par la toxine céréulide, pouvant provoquer des vomissements dangereux chez les nouveau-nés – Actu.fr avait expliqué l’affaire, dans plusieurs articles dédiés.
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Mort subite du nourrisson ? Lait contaminé ?
Au moment du décès du bébé, le procureur de la République David Charmatz avait alors déclaré : « Le syndrome de mort subite du nourrisson est envisagé, comme la possibilité qu’il soit consécutif à l’ingestion de lait infantile, même si la boîte de lait utilisée ne provient pas d’un lot ayant fait l’objet d’un rappel récent. »
De « très nombreuses analyses scientifiques » avaient été lancées, pour établir la cause exacte de la mort. Et certains résultats sont finalement tombés.
Ce n’est pas lait en poudre
Contacté par Actu Toulouse, le procureur de la République explique ce vendredi 27 mars les résultats du rapport de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
Il précise que « la toxine n’a pas été détectée dans le lait en poudre et dans le lait reconstitué [le mélange de lait en poudre et d’eau, NDLR] ». David Charmatz ajoute que la famille en a été avisée.
D’autres examens sont toujours en cours
Si ce n’est pas le lait en poudre, qu’est-ce qui a causé la mort du bébé ? « Nous sommes en attente des résultats des examens anatomopathologiques [examens des organes, tissus ou cellules pour repérer les anomalies et les pathologies, NDLR] pour déterminer la cause exacte de ce décès », conclut le procureur.
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