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La CRC salue l’ambition culturelle de Rodez, qui en a les moyens, mais pointe un manque de structuration. Elle appelle à mieux suivre les dépenses et les projets.
La Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie a rendu public, ce lundi 30 mars, un rapport de 63 pages concernant la gestion de Rodez. Les magistrats ont passé à la loupe les finances de la ville depuis 2019, avec un focus sur sa politique culturelle.
Le document montre que la commune dispose d’une « situation financière confortable ». Elle consacre chaque année environ deux millions d’euros à la culture, soit 8% de son budget de fonctionnement, tout en pratiquant une large gratuité.
Cependant, la CRC note que la « vision municipale reste peu formalisée ». Aucun document ne présente d’orientations stratégiques claires, et l’action de la ville « s’apparente davantage à de l’animation » qu’à une politique structurée.
Le coût du festival F’estivada pointé du doigt
@JeremyFrerot interprète son titre « Adieu », extrait de son album « Gamin des Sables », sur la scène du F’Estivada de Rodez.
Son concert est disponible en intégralité sur @FranceTV.➡️ https://t.co/qcdwG4EqzH pic.twitter.com/H01rl7Tjtk— france.tv culture (@francetvculture) July 22, 2025
Le rapport examine particulièrement le passage du festival Estivada, gratuit et occitan, au nouveau format F’estivada, payant et axé sur les musiques actuelles. Ce changement a fait bondir les dépenses de 358 000 euros en 2019 à 1,3 million d’euros en 2024.
Malgré le succès public, avec jusqu’à 33 400 festivaliers, contre 15 000 auparavant, l’événement reste déficitaire. Le reste à charge pour la commune dépasse désormais un demi-million d’euros par an.
La Chambre demande à Rodez d’établir un bilan annuel chiffré et précis pour cet événement. « La commune doit améliorer la qualité de son suivi économique, veiller au respect des règles de la commande publique et assurer la sécurité juridique », indique la synthèse du rapport.
Culture : des investissements sans projet défini
Les magistrats s’inquiètent également de certains investissements lourds. La ville a acheté le Haras national pour plus de six millions d’euros et y a engagé des travaux importants.
Ce chantier a été lancé « sans avoir, à ce jour, établi ni projet, ni programme pluriannuel d’investissement », pointe le rapport. La CRC recommande donc d’élaborer rapidement un plan pour ce lieu structurant.
Enfin, le suivi des subventions versées aux associations locales, comme la Maison des jeunes et de la culture (MJC), doit être renforcé.