Le Mouvement Républicain et Citoyen, présent sur la liste de François Briançon, choisit de se retirer de la dynamique d’union de la gauche après le premier tour, et l’alliance avec LFI. Une décision assumée par Vincent Rocheteau et Thierry Cotelle, qui invoquent des désaccords de fond sur les valeurs et la stratégie.
À l’issue du premier tour des élections municipales à Toulouse, la liste d’union de la gauche « Mieux vivre à Toulouse » de François Briançon, qui a obtenu 24,99 % des suffrages, a fusionné avec celle de l’Insoumis François Piquemal (27,56 %). Présent aux côtés du socialiste dès le début, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a décidé de ne pas cautionner cette alliance. Cette prise de position, portée notamment par Vincent Rocheteau et Thierry Cotelle, traduit des désaccords profonds.
Dans leur communiqué, les représentants du MRC saluent d’abord le travail engagé par François Briançon et Régis Godec, qui ont permis de construire une dynamique d’union large entre les forces de gauche et écologistes. Une initiative jugée courageuse et nécessaire face à ce qu’ils décrivent comme douze années d’immobilisme et de dégradation du cadre de vie sous la mandature actuelle.
Divergences de fond sur les valeurs républicaines
Cependant, malgré cette reconnaissance, le MRC estime que les conditions politiques ne sont plus réunies pour participer à une liste conduite par La France Insoumise. En cause, des « divergences de fond sur les valeurs républicaines, notamment en matière de laïcité et de conception de la cohésion sociale ». Le mouvement affirme refuser toute vision fondée sur la juxtaposition des communautés, au profit d’un modèle universaliste.
Au-delà des questions idéologiques, les enjeux économiques occupent également une place centrale dans cette décision. Le MRC insiste sur la nécessité, pour le futur maire, de « soutenir pleinement l’industrie aéronautique et spatiale, pilier du territoire toulousain, notamment dans sa transition énergétique ». Pour ses représentants, la justice sociale ne peut se concevoir sans une économie dynamique et prospère.
Désaccord sur la LGV
La question des infrastructures, en particulier le raccordement de Toulouse au réseau à grande vitesse, est également mise en avant comme un enjeu structurant pour l’avenir de la métropole. Le MRC appelle à un engagement fort des collectivités pour obtenir un financement national.
Enfin, tout en actant leur retrait, les signataires précisent qu’il ne constitue en aucun cas un soutien au maire sortant. Ils critiquent une stratégie électorale jugée opportuniste et dénuée de vision. Cette position s’inscrit dans une volonté plus large de recomposition politique à gauche, autour de valeurs qu’ils considèrent comme essentielles.















