Son seul tort ? Passer au mauvais endroit, au mauvais moment. Un piéton de 32 ans a croisé la route d’un groupe de jeunes qui ne demandaient qu’à en découdre, ce dimanche 15 mars, derrière le Capitole à Toulouse.
Il a été tabassé gratuitement, par un groupe de jeunes âgés de 16 à 20 ans. Une scène particulièrement violente, à tel point qu’il a fini par se voir prescrire cinq jours d’ITT. Que s’est-il passé rue Pargaminières, cette après-midi-là ?
Un groupe de cinq jeunes
Le soleil brille en ce dimanche de mars et malgré les températures peu printanières, il y a du monde dans les rues de la Ville rose. Parmi les piétons, notre homme de 32 ans longe l’artère très arpentée qui relie le Capitole à la place Saint-Pierre.
C’est là qu’il croise la route du petit groupe : cinq jeunes, âgés de 16, 17, 18 et 20 ans. Des Toulousains, dont le plus âgé est déjà connu des services de police pour des violences en réunion. En voyant le piéton approcher, musique dans les oreilles, la petite équipe décide de s’en prendre à lui. Gratuitement.
La victime chute au sol
« L’un d’eux lui a fait un croche-patte et l’a fait tomber, délibérément », cassant au passage son casque de musique, souffle à Actu Toulouse une source policière. Agacée, la victime se relève et assène un coup de poing à l’un des agresseurs. De quoi réveiller leur fureur.
« En représailles, ils lui portent à leur tour un coup de poing et il chute au sol », relate le parquet de Toulouse. Le trentenaire tombe lourdement, ce qui lui provoque une perte de mémoire. On sait cependant, grâce aux témoignages des nombreux passants qui assistent à la scène, que la petite équipe n’en reste pas là.
Des coups de pied alors qu’il est par terre
Alors que le trentenaire est au sol, sonné, les jeunes lui assènent des coups de pied. Jusqu’à ce qu’ils décident de se faire la malle, suite à l’intervention de plusieurs passants. « Mais l’un d’entre eux, le plus virulent selon les témoins, est revenu pour l’invectiver ! », s’offusque notre source policière, « avant de repartir dans l’autre sens ».
Le trentenaire, lui, gît au sol en sang. Il n’arrive pas à se relever. Secouru par les passants, il finit par être hospitalisé en urgence, avant de se voir prescrire 5 jours d’ITT par le médecin légiste. Son état traduit la violence de la scène : « Il était particulièrement amoché », confie notre source. Hématomes sur le visage, nez cassé… « Ils l’ont tabassé. »
Les caméras de surveillance mènent la BAC aux agresseurs
Pendant que le blessé part aux urgences, les policiers, eux, tentent de retrouver ses agresseurs. « On demande l’assistance de la mairie pour accéder à la vidéosurveillance », via le Centre de supervision urbain.
Les agents retrouvent très vite la trace du groupe : il se trouve sur le Pont-Neuf. La BAC file sur place et bingo !, elle met la main sur eux. Direction le commissariat, pour que la petite équipe soit placée en garde à vue.
Tous les témoignages racontent la même chose
Difficile pour ses membres de nier : tous les témoignages des passants vont dans le même sens. Seul l’un des garçons du groupe âgé de 18 ans sera relâché, n’ayant pas pris part aux violences. Les quatre autres protagonistes, originaires de Toulouse et sa périphérie, ont été déférés devant des magistrats.
Et les deux majeurs de 18 et 20 ans ont déjà été jugés, ce mardi 17 mars 2026.
Bracelet électronique
Ils étaient tous deux poursuivis pour « violence en réunion suivie d’incapacité n’excédant pas 7 jours », mais le second (âgé de 20 ans) s’est également vu jugé pour une seconde affaire dans le cadre d’un regroupement. Les faits datent du 11 janvier 2026 : accompagné d’un mineur, il avait là aussi donné un coup de poing au visage d’une victime, en plein centre-ville de Toulouse.
Ce jeune énervé a été reconnu coupable mais laissé libre sous bracelet électronique pour purger sa peine d’un an d’emprisonnement délictuel, tout comme son acolyte de 18 ans, qui écope de la même peine.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.














