Disposant d’un large effectif, le Stade Toulousain, qui compte bien conserver son titre de champion de France, doit gérer au mieux ce dernier dans cette dernière ligne droite de la saison.
Le nerf de la guerre. Reconnu, depuis plusieurs saisons, pour utiliser un nombre relativement conséquent de joueurs durant une saison (on en comptait, par exemple, plus de 50 lors de la saison 2023-2024), le Stade Toulousain continue de s’appuyer sur un riche réservoir de joueurs et n’entend pas déroger à cela dans cette dernière ligne droite de la saison. Une façon de propulser les talents de demain, mais également de permettre à d’autres de souffler, de se remettre en question.
« Il y a le poste d’ailier, forcément, mais il y a une grosse émulation à tous les postes au sein du club. On est habitué maintenant, depuis que cette génération a commencé à gagner des titres. Ça ne date pas d’aujourd’hui », constate Matthis Lebel, qui vient pourtant de réussir la performance d’enchaîner six matchs (Champions Cup comprise) en tant que titulaire avec le numéro 11 sur les épaules. Avant le déplacement au Vélodrome, Virgile Lacombe, l’un des adjoints d’Ugo Mola, avait même tenté une comparaison : « Quand tu arrives devant un buffet de desserts et que tu aimes les desserts, et qu’il y a beaucoup de desserts, c’est dur de faire un choix. »
Le cas Antoine Dupont
Pas d’état d’âme, donc, au moment de trancher. Même si cela doit passer par mettre Antoine Dupont sur le banc des remplaçants, comme ce fut le cas à Castres et face à Clermont. « Antoine a fait partie des cas par cas, avec d’autres joueurs notamment qui ont beaucoup joué. Il fallait qu’on gère aussi le temps de jeu de pas mal de joueurs qui ont été en équipe de France et qui ont beaucoup enchaîné avec nous. Le deal était simple : c’était de bien bosser à l’entraînement et de nous faire confiance sur la gestion entre les matchs. » Un choix payant pour l’habituel capitaine, auteur d’une grande partie au Vélodrome, quand Thomas Ramos était laissé au repos.
Le collectif avant tout
Les places étant chères pour faire partie des 23, les minutes de certains joueurs en manque de temps de jeu peuvent ainsi paraître importantes. « Non, je pense qu’il ne faut pas penser à l’individuel, mais surtout penser au collectif, ce qu’on peut y apporter », balaye Joshua Brennan. « Je pense que c’est là où on peut se tromper », assure celui dont la polyvalence en deuxième et troisième ligne est un atout pour les « rouge et noir ».
David Ainu’u, lui aussi confronté à une concurrence féroce à son poste de pilier gauche, juge déterminant de faire passer le collectif au-dessus de tout. « Si on veut faire quelque chose d’incroyable à la fin, il faut qu’on travaille ensemble. Ce ne sont pas les individus qui vont gagner à la fin. Sur certains matchs, les gens attendent tel joueur ou tel joueur, mais c’est le collectif, les 23 joueurs, qui sont déterminants », analyse l’Américain, auteur d’un essai lors de sa seule finale disputée avec le Stade Toulousain (en juin 2024 face à l’Union Bordeaux-Bègles) depuis son arrivée en 2017.














