Les relations sont au beau fixe entre ATR et Avation. Le constructeur aérien, basé à Blagnac près de Toulouse, a annoncé mardi 17 mars 2026 l’achat par le loueur d’avions installé à Singapour de cinq nouveaux ATR 72-600. Très exactement, Avation a levé ses options d’achat pour ces appareils, les transformant en commandes fermes, dans le cadre d’un accord-cadre à long terme signé en 2011. Le montant de la transaction n’a pas été révélé.
Les livraisons sont prévues en 2028 et 2029. Le loueur d’avions singapourien a désormais commandé 54 avions depuis 2011 à ATR, filiale d’Airbus et de l’Italien Leonardo. La flotte de turbopropulseurs d’Avation comprend actuellement 27 ATR, qui sont exploités par des compagnies du monde entier.
Le « rôle essentiel » des loueurs pour ATR
« L’ATR 72-600 est largement reconnu comme l’avion régional le plus économe en carburant, offrant le coût par siège-kilomètre le plus bas du secteur et des coûts d’exploitation nettement inférieurs à ceux des appareils comparables », indique Jeff Chatfield, président exécutif d’Avation.
De son côté Nathalie Tarnaud Laude, directrice générale d’ATR, relève que « les loueurs jouent un rôle essentiel dans le développement de la communauté ATR ». « De nombreuses compagnies aériennes découvrent les performances et la rentabilité de nos appareils grâce au leasing, ce qui les a souvent incitées à investir par la suite dans leur propre flotte d’ATR neufs. » Un partenariat gagnant-gagnant, donc.
Un rebond envisagé après un coup de mou
Après 36 avions en 2023 et 35 en 2024, ATR n’a livré que 32 appareils en 2025. Un chiffre bien en dessous de son objectif initial de 40 avions, en raison des « perturbations de la chaîne d’approvisionnement affectant des composants clés », affirmait l’avionneur en février.
Le constructeur annonçait alors pour 2026 « une montée en cadence », « avec pour objectif une augmentation de 20 % des livraisons cette année par rapport à 2025 ». Autrement dit, 38 avions à livrer d’ici au 31 décembre. ATR espère pouvoir livrer 60 avions par an d’ici « la fin de la décennie ».
Selon Jeff Chatfield, le président exécutif d’Avation, « les prévisions du secteur et les analystes indépendants anticipent une demande de plus de 2 000 nouveaux turbopropulseurs au cours des deux prochaines décennies afin de répondre aux besoins de remplacement et de croissance à l’échelle mondiale ». De quoi conforter l’optimisme d’ATR.
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