Vendredi 13 mars 2026 dans l’après-midi, une agente de la médiathèque José-Cabanis, dans le quartier Marengo à Toulouse, a été victime d’une agression sexuelle. Alors qu’elle était en train de travailler, elle a reçu du sperme dans le dos.
L’agression, aussi froide que discrète, est malheureusement passée inaperçue. Ni la victime, ni de potentiels témoins n’ont donc pu identifier son agresseur sur le moment.
Portes closes le lendemain de l’agression
Le lendemain matin, une réunion s’est tenue entre les agents et la direction. La médiathèque, qui devait rouvrir à 13 heures après la fermeture matinale, a finalement gardé ses portes closes au public toute l’après-midi. Les agents étaient présents et travaillaient, mais n’accueillaient personne.
Un état de sidération collectif
« Déjà que dans l’espace public c’est compliqué pour les femmes, alors si ça doit l’être aussi dans le travail… » C’est en ces termes que Nicolas Rebier, délégué syndical CGT et représentant du personnel, décrit l’état d’esprit qui régnait samedi matin parmi ses collègues. L’agente agressée, encore sous le choc, devait se rendre au commissariat pour déposer plainte.
Quant à savoir si l’auteur des faits a pu être identifié, la réponse est pour l’instant suspendue à cette démarche : des caméras sont présentes dans l’établissement, mais le visionnage des images nécessite qu’une plainte soit officiellement enregistrée.
Message de soutien
Du côté de la ville de Toulouse, un message de soutien du maire Jean-Luc Moudenc a été transmis aux agents.
Ni préavis de grève, ni d’autres actions ne sont envisagés pour le moment, mais le délégué syndical est clair : « le sujet sera sur la table, quel que soit le futur maire de Toulouse. »
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