Avec son premier single « Sur le son » et une série de tremplins remportés, Stea trace sa route dans la pop alternative française. Artiste sensible, déterminée, la Toulousaine sera en juillet prochain en première partie de Vanessa Paradis à Brive-la-Gaillarde… là où tout a commencé pour elle. Portrait.
Stea a le tempo, le tempérament et, surtout, l’élan. Artiste émergente de la scène pop alternative française, elle s’inscrit dans cette nouvelle vague féminine qui bouscule la pop hexagonale avec un mélange d’audace, de sensibilité et de liberté créative. Sa musique, située à la croisée de la new pop, de l’électro et de l’hyperpop, oscille entre énergie dansante et mélancolie assumée — un équilibre qui lui ressemble déjà beaucoup.
Née artistiquement en Corrèze, Stea (Sofia à l’état civil) a brûlé les étapes. Révélée sur ses premières scènes locales, elle a remporté le Tremplin Corrèze 2025, le Tremplin Brive Festival 2025 et elle figure également parmi les finalistes du tremplin étudiant « Pulsations ».
Son premier single, « Sur le son », disponible depuis le 30 janvier, pose les bases de son univers : une pop alternative aux influences électro et aux esthétiques 2000’s, portée par une écriture moderne, à la fois légère et subtilement introspective. Le clip, sorti quelques jours plus tard, vient renforcer cette identité visuelle déjà marquée. Le stormtrooper présent dans les visuels symbolise ce qui freine son élan — et qu’elle choisit de laisser derrière elle.
Première scène au Bascala
Son rapport à la musique s’est construit dans l’intime. « J’aime la musique depuis que je suis toute petite, même si je n’ai pas baigné dans un milieu particulièrement musical. J’écoutais ce que les jeunes filles de mon âge écoutaient : Lorie, Jenifer… Je compose et j’écris véritablement depuis deux ans seulement, à vrai dire. J’ai eu une période très compliquée et j’ai vite compris que seule l’écriture m’aidait à exprimer ce que je ressentais. » À Brive-la-Gaillarde, avec l’ingénieur du son Lindigo, elle commence à mettre du son sur ses mots. La scène joue, comme souvent, un rôle décisif. Lauréate de la scène « Découvertes » du Lovely Brive Festival à l’été 2025, elle raconte : « C’était incroyable – déjà parce qu’il y avait plein de monde. J’étais bien sûr très impressionnée, mais j’ai compris que c’est cela que j’avais envie de faire. Comme il fallait faire 30 minutes, j’ai dû écrire et j’ai compris que je me découvrais à travers l’écriture et la musique. », confie celle qui a fait sa toute première scène au Bascala, à Toulouse, où elle réside désormais.
« Vanessa, c’est toute mon enfance »
« Sur le son » parle de la peur du changement et de la nécessité de la dépasser. Le texte semble un règlement de comptes avec le passé (« Je tire sur ton cœur / Je vide le chargeur ») mais surtout le cri d’une jeune femme de 25 ans qui décide d’ignorer le désastre dans le rétroviseur : « J’accélère, j’oublie ma vie […] Sur ce son comme si j’en dépendais ».
Son actualité s’emballe : programmée sur la Main Stage du Lovely Brive Festival 2026 le 18 juillet prochain, aux côtés de Ben Mazué, Jérémy Frérot et… Vanessa Paradis, dont elle assurera la première partie. « C’est une chance de fou. C’est toute mon enfance… L’artiste préférée de mon parrain – il était comme un fou quand je lui ai annoncé la nouvelle ! C’est une artiste forte, une femme – et il est important de soutenir les artistes féminines – ce que fait très bien le Lovely Brive ! », commente la jeune femme d’une voix à peine voilée par l’émotion.
Une progression éclair et un tempérament affirmé : Stea s’impose déjà comme l’une des voix montantes de la nouvelle génération pop française — et il faudra compter avec elle.





















