À Toulouse, le complexe Pierre-Montané centralise désormais quatorze bureaux de vote pour ces municipales 2026. Si la logistique y gagne en efficacité, les seniors regrettent l’époque où le bulletin de vote se trouvait juste au bout de leur rue.
À deux pas du Zénith, à Toulouse, le complexe sportif Pierre-Montané s’est transformé en super centre de vote pour ces municipales 2026, avec ses quatorze bureaux. Sa vaste nef accueille depuis deux ans les électeurs autrefois répartis dans les établissements scolaires de proximité.
Ce redécoupage ne fait pas que des heureux, notamment chez les personnes âgées qui voient leurs trajets rallongés. C’est le cas de Marie-Jo et Patrick qui, jusque-là, votaient dans une école près de la Patte-d’Oie. « Cela fait deux ans que nous venons ici », souligne Marie-Jo. Encore bon pied, bon œil, le couple accepte ce détour d’un quart d’heure supplémentaire avec flegme. « Cela nous fait marcher », reconnaissent-ils.
» C’était le bazar pour se garer »
Jean-Paul et Marie-Ange avaient, eux aussi, l’habitude de voter rue du Tchad, à l’école Lamartine, avant d’être rapatriés au complexe sportif Pierre-Montané. « La dernière fois, nous sommes venus en voiture, mais c’était le bazar pour se garer. Aussi, cette fois, nous sommes venus à pied. Tant qu’il fait beau, on s’en accommode », reconnaît Marie-Ange.
En revanche, pour Marie-Josée, 83 ans, qui habite sur les allées Charles-de-Fitte, venir ici s’avère compliqué. « Je dois prendre le bus 45, ce n’est pas facile, surtout quand on a mal aux pieds. C’est dommage d’avoir déplacé mon bureau de vote si loin », regrette cette dame aux cheveux blancs.
« Avant, c’était mieux pour moi »
Une canne à la main, Danielle, bientôt 80 ans, cherche son bureau. Elle avait l’habitude de voter à l’école primaire Les Gais Pinsons, située au bout de la rue des Fontaines. « Aujourd’hui, je suis venue à pied, car je n’ai pas voulu déranger mon fils, cela m’a pris une demi-heure. Pour moi, c’est pénalisant », reconnaît-elle.
Même son de cloche pour Lucie, 84 ans, accrochée au bras de sa fille Laurence. « Avant, c’était mieux pour moi, car je n’avais que la rue à traverser pour voter », lâche-t-elle. « En deux secondes, c’était fait », renchérit sa fille.
Muriel patiente dans le gymnase pendant que ses parents s’acquittent de leur devoir électoral. « Jusque-là, ils votaient à l’école des Gais Pinsons. Mon père a des difficultés à se déplacer, je dois les amener. Ici, c’est très compliqué de trouver des places à proximité pour se garer. » Ce dimanche, si les bulletins restent les mêmes pour tous, il n’en est pas de même du chemin pour le glisser dans l’urne.
















