Une enquête est ouverte pour « suspicions d’attouchement sur mineur » à l’encontre d’un animateur du centre de loisirs associé à l’école (CLAE) de la maternelle Bénézet à Toulouse. La mairie a informé les parents d’élèves. L’ensemble des faits ont été portés la semaine dernière à la connaissance de l’administration centrale et des élus.
Un animateur du centre de loisirs associé à l’école (CLAE) de l’école maternelle Bénézet à Toulouse (quartier Fer à Cheval) fait actuellement l’objet d’une enquête pour « suspicions d’attouchement sur un mineur », a indiqué, mardi 17 mars, la mairie de Toulouse qui s’est empressé d’informer les parents d’élèves.
Des faits portés à la connaissance de la mairie la semaine dernière
« L’ensemble des faits ont été portés la semaine dernière à la connaissance de l’administration centrale et des élus, qui ont immédiatement décidé la suspension de l’agent mis en cause, avec pour priorité absolue la sécurité des enfants, explique la ville de Toulouse. Nous avons également fait un signalement auprès du Procureur de la République, qui a décidé de l’ouverture d’une enquête par les services de police avec lesquels la collectivité est en lien quotidien. Nous avons aussi transmis l’information au service départemental de la jeunesse, de l’engagement et des sports (SDJES) afin que soit prononcée une interdiction d’exercice de toutes fonctions, dans tout accueil de mineurs, le temps de l’enquête ».
Des courriers anonymes des familles
L’information a été confirmée par le procureur de la République David Charmatz : « La mesure de suspension a été prise par la collectivité employeur, le signalement article 40 reçu et le parquet a transmis pour enquête à la DIPN » (direction interdépartementale de la police nationale). Plusieurs parents d’élèves, sous couvert d’anonymat, ont relayé le courrier de la ville à La Dépêche du Midi, mais pour l’heure aucun ne souhaite témoigner.
L’animateur avait fait l’objet d’un signalement
Selon la mairie, les faits concernent un animateur affecté à l’école Bénézet depuis l’année scolaire 2023-2024, et pour « lequel un signalement, sans dépôt de plainte, avait déjà été effectué ». Et la municipalité de poursuivre : « Celui-ci avait donné lieu à des mesures de prévention sans suspension. Dans le cadre du fonctionnement ordinaire du CLAE, et conformément aux procédures, les animateurs ne sont pas seuls avec un enfant ». Par ailleurs, une enquête administrative est actuellement menée par l’Inspecteur général des services de la collectivité. « Celle-ci tirera les conclusions et mesures internes nécessaires », précise la collectivité.
« Nous disposons de suffisamment d’éléments »
Dans son courrier aux familles de l’école Bénézet, la ville assure disposer « désormais de suffisamment d’éléments consolidés pour pouvoir vous informer. Conscients des interrogations que peut susciter cette situation, nous nous engageons à assurer une information régulière, dans le respect de l’enquête judiciaire en cours. »
Des précédents à Toulouse
Des précédents existent en la matière à Toulouse. De nombreux parents gardent en mémoire l’affaire de cet animateur de CLAE âgé de 29 ans qui multipliait les photos d’enfants dénudés dans des centres de loisirs d’écoles toulousaines. Son procès s’est tenu en septembre 2024. Un animateur de CLAE âgé de 21 ans avait également été mis en examen en mars 2019, soupçonné d’avoir commis des agressions sexuelles sur des enfants à l’école de la commune de Saint-Loup Cammas, près de Toulouse. Enfin, dernièrement à Paris, une plainte a été déposée pour « viol aggravé » à l’encontre d’un animateur de maternelle.
Le soutien se poursuit pour les équipes éducatives
La mairie de Toulouse informe aussi que « des conseils et points de repère, rédigés par des professionnels du recueil de la parole de l’enfant, ont également été transmis par la mairie aux familles. Le soutien se poursuit aussi auprès des équipes éducatives, en lien étroit avec l’Education nationale, afin de les soutenir et de les accompagner pour appréhender au mieux les échanges avec ou entre enfants sur ce sujet le cas échéant. Lundi soir, le maire de quartier, l’élue en charge de l’éducation et la direction étaient présents à la sortie de l’école pour exprimer le soutien de la collectivité, échanger avec les familles ».












