Une vaste opération a mobilisé des dizaines de militaires ce vendredi à Auterive. Cette intervention fait suite à une explosion des agressions physiques dans la commune, sur fond de trafic de stupéfiants.
Le 21 février dernier, une patrouille de la gendarmerie nationale était prise dans une embuscade par des jeunes et visée à coups de mortiers d’artifice, à Auterive, au sud de Toulouse. Leurs agresseurs : des jeunes qui voulaient récupérer leur moto-cross utilisée dans des rodéos. Un militaire était ressorti blessé de cette attaque contre les forces de l’ordre, menée par une vingtaine de jeunes, dont certains encagoulés.
Deux personnes interpellées
Trois mois auparavant, dans le même village de plus de 10 000 habitants, un homme avait été blessé par balle dans ce qui ressemblait fort à une tentative de meurtre. Des faits graves qui ont confirmé l’augmentation de 37 % des atteintes aux biens et de 66 % des atteintes à l’intégrité physique dans ce secteur, selon les services de l’État. Ce vendredi, une vaste opération baptisée « Vendetta » a donc eu lieu sur cette commune. Plusieurs dizaines de gendarmes, appuyés notamment par des drones, sont intervenus au cours de la journée sur le secteur pour interpeller des personnes soupçonnées de participer à un trafic de stupéfiants sur la commune.
Au moins deux personnes ont été interpellées alors qu’elles n’avaient pas le droit d’être présentes à Auterive. En effet, le juge avait prononcé une « interdiction de paraître » sur la commune lors de leur arrestation, à la suite de l’agression des gendarmes.

















