Victorieux de Montpellier (45-29), le Stade conforte son avance en tête du classement. Mais l’absence du bonus offensif n’est pas anecdotique, elle signifie aussi que le Stade n’est pas encore en configuration européenne avant son huitième de finale face à Bristol.
Les dauphins se succèdent à Ernest Wallon. Et le scénario reste identique. Après le Stade Français et Pau qui étaient venus à Toulouse en tant que deuxièmes du classement, c’est Montpellier qui s’y est essayé (avec toutefois une équipe mixte) sans plus de réussite. Le club héraultais pourra au moins se satisfaire d’être la deuxième équipe, après le Stade Français, à avoir empêché le Stade de prendre le bonus offensif.
De son côté, le Stade est toujours invaincu à domicile même s’il ne s’est pas encore mis en mode Europe avant son huitième de finale européen contre Bristol samedi prochain au Stadium. On retiendra surtout son efficacité offensive mais on remarquera également qu’il dispose d’une marge de travail en matière défensive puisqu’il a encaissé 29 points après en avoir encaissé 44 la semaine dernière à Bordeaux.
En première période, c’est l’efficacité des deux équipes qui était le point le plus notable : une pénalité et un essai côté montpelliérain, deux essais côté toulousain. Et puis, les ballons de récupération, la spécialité toulousaine, ont fait basculer le match. Ainsi, du troisième essai alors que Montpellier connaissait un temps fort devant la ligne rouge-et-noir. Avec un autre essai en suivant de cinquante mètres, le match était plié (31-8) à la 35è minute. Et le centre international Arthur Vincent de reconnaître légitimement, à l’issue du match, une certaine » frustration car on s’est fait punir sur les turn-overs. Le moindre ballon on le paie cash. »
Dès lors, l’intérêt du match résidait dans la quête du bonus offensif. Quatre essais à deux à la pause. Puis cinq à deux dès le retour des vestiaires. Mais Montpellier a répliqué aussitôt alors que le staff toulousain avait déjà effectué sept changements (Lacombre, Baille, Ntamack, Dupont et Thomas rejoignant Aldegheri et Willis rentrés prématurément en première période à la place de Merjkler et Brennan vraisemblablement sanctionnés sportivement). Pour le Stade, le bonus était alors perdu. Et avec un nouvel essai héraultais à dix minutes du terme, c’est cette fois le gain du match qui était quelque peu menacé (38-29). Nous écrivons à souhait « quelque peu » car il allait de soi que la réplique du Stade interviendrait en suivant. Avec l’essai de Thomas Lacombre, le succès ne faisait plus de doute (45-29). Restait à obtenir ce fameux bonus offensif que seul, jusque-là, le Stade Français avait empêché Toulouse d’obtenir à Ernest Wallon. Ce fut raté malgré des relances de l’en-but. Pas grave pour le classement mais un signe que le Stade n’était donc pas encore en mode européen. Jean Bouilhou en convenait : « C’est tout juste passable. Il y a pas mal de frustration au vu du contenu du match. On a manqué de précision, de maîtrise. On a manqué un peu d’énergie. On va remettre les points sur les i cette semaine concernant la défense et la conquête. »















