Le demi de mêlée toulousain a été déterminant face à Montpellier. C’est aussi un modèle de régularité, puisqu’il a disputé tous les matchs depuis le début de la saison. Et ce n’est pas fini.
Deux essais dont un pur de demi-de-mêlée au ras d’un regroupement. Du Jérôme Gallion diraient les plus anciens. Et il a manqué quelques mètres pour la troisième réalisation. Mais c’est quand même un coéquipier qui a fini derrière la ligne (Paul Costes). Deux essais qui portent à huit son total depuis le début de la saison (sept en Top 14 et un en Coupe d’Europe). Deux essais, c’est ce que retiendront surtout les supporters. Mais il y a surtout cette activité débordante au service de l’animation du jeu. Paul Graou a sorti une prestation de haute volée même si son humilité de Gersois doit en souffrir : « Cela fait partie de notre jeu, d’être au soutien, de coller au ballon. Donc forcément, quand il y a des opportunités, on n’est jamais très loin. Cela me sourit aujourd’hui mais c’est un peu anecdotique. J’aurais préféré qu’on prenne le bonus. »
Mais l’élément notable reste tout de même cette régularité sur les feuilles de match qui témoigne d’une forme physique et d’une constance dans le jeu exemplaires. Songez que le Gersois a disputé toutes les rencontres depuis le début de la saison. Ce qui représente 24 matchs (20 de championnat et 4 de Champions Cup). Très rarement blessé, il est dans la lignée de ce qu’il a réalisé les précédentes saisons puisqu’il avait joué 28 matchs lors de la saison 2022-2023 et 29 matchs lors de la saison 2023-2024. À ce rythme, il pourrait même atteindre la barre des 30 matchs cette saison et battre son record.Pour en finir avec les chiffres, c’est en tant que titulaire qu’il est apparu le plus souvent sur une feuille de match cette saison : seize matchs sur vingt et un sur quatre en Champions Cup.
Face à Bristol samedi au Stadium, pour le huitième de finale de Coupe d’Europe, Paul Graou sera sur la feuille de match mais débutera très vraisemblablement sur le banc. Pas de quoi froisser l’orgueil du joueur toujours au service du collectif. Mais pas de quoi non plus réduire son appétit. Car l’homme semble au sommet de son épanouissement rouge et noir comme il nous le confie : « Je m’éclate comme depuis plusieurs saisons. J’ai fait tous les matchs jusqu’à présent et là, ça fait deux-trois mois que je m’épanouis pleinement. Je suis content du rôle que j’ai et j’ai envie d’amener plein d’énergie à l’équipe. Je suis aussi enthousiaste à l’idée d’attaquer des matchs importants. On sait que toute l’année, ici au Stade Toulousain, on travaille pour attaquer cette période. Quand on voit le printemps arriver, normalement on a de bons matchs à jouer. Moi, à titre individuel, mais comme tout le collectif, on va essayer de mettre le curseur haut pour essayer de faire de notre mieux. »

















