La 20è journée de Top 14 a révélé des surprises et des renversements de situation en même temps qu’elle a généré quelques petites phrases savoureuses. Ce qu’il faut retenir avant le dernier match Stade Français – Clermont.
TOULOUSE – MONTPELLIER 45-29
Léo Banos (3e ligne de Toulouse) : « Nous sommes contents de la victoire mais le contenu est à revoir. Ce n’est pas complètement satisfaisant. On a un peu surjoué en attaque et en défense on a pris trop de points facilement. Prendre plus de trente points à la maison, ce n’est pas possible. On s’est senti en dedans. Il y a quelques petites erreurs qu’il va falloir gommer pour les semaines à venir ».
Arthur Vincent (centre et capitaine de Montpellier) : « On est un peu frustrés car on s’est fait punir à chaque ballon perdu. En étant un peu plus précis, on aurait pu espérer mieux. Le positif, c’est que nous n’avons rien lâché, on les a privés du bonus offensif. Il y a eu quelques bonnes séquences de notre part mais on peut vraiment regretter de leur avoir donné quelques munitions de trop. On a pas mal entendu parler de notre soi-disant équipe remaniée mais on est un groupe de quarante joueurs et, chez nous, il y a une vraie émulation. »
PAU – RACING 27-17
Lucas Rey (talonneur de Pau) : « C’est mitigé mais il y a beaucoup de fierté car il y a la victoire. Peu importe la manière, il faut gagner. C’est un gros soulagement car le match était très mal embarqué. Je retiens le caractère du groupe pour aller la chercher, même s’il y a des moments où on aurait pu se simplifier la tâche. C’est paradoxal mais à la mi-temps j’étais confiant car on les met sous pression, on a des munitions. […] Ce succès, je pense que c’est le signe qu’on a franchi le cap. »
Patrice Collazo (manager du Racing 92) : « Si Pau est allé chercher la victoire, c’est qu’on leur a laissé la prendre. On leur donne sur un plateau. Tant qu’on ne progressera pas sur le plan individuel pour rester dans un cadre collectif, ça n’ira pas. Il y a de l’indiscipline, des mecs sortent du cadre et ils sont ciblés. […] On est dans le truc très longtemps. Et on n’a plus rien. On n’est même pas capable de sécuriser un point de bonus défensif, sur un choix […] Aujourd’hui, on a manqué un penalty sans goal. »
PERPIGNAN – TOULON 36-20
Laurent Labit (manager de Perpignan) : « On voulait réagir après la défaite contre Lyon. Quoi de mieux que ces matches pour gérer des situations qu’on rencontrera en fin de saison. Ce que j’ai apprécié, c’est la qualité de nos avants, notamment sur la conquête, en touche notamment. Ce sont nos avants qui sont allés chercher le match. Quand tu joues un match d’accession, tu dois penser à tout ce qu’il y a derrière : le 14 juin on mettra sur le terrain les joueurs prêts à tout donner, à tout sacrifier pour l’USAP »
Pierre Mignoni (manager de Toulon) : « Je n’explique pas cette première mi-temps, il faut poser la question aux joueurs, moi je ne me l’explique pas. On a eu peur mais peur de quoi ? La victoire de Perpignan est méritée mais on aurait dû être plus efficace et leur poser plus de problèmes. Le Top 6 aujourd’hui, ça paraît compliqué. Il y a d’autres équipes qui travaillent mieux que nous en ce moment. […] On va basculer sur la Coupe d’Europe. Il faut du cœur dans ce sport même si tu as besoin de talent. »
LYON – BORDEAUX-BEGLES 17 – 21
Karim Ghezal (entraîneur en chef de Lyon) : « C’était un match de haut niveau qui se joue sur pas grand-chose et cela a basculé. C’est un match qui ressemble à notre défaite à Toulon où l’on ne parvient pas à terminer. […] Sur la construction de ce que nous faisons, nous avons joué le champion d’Europe. Sur nos six ou sept derniers matches, cela fait 21 points, trois de moyenne. Si nous avions gagné, nous aurions gagné deux places. C’est dommage car nous aurions aimé offrir à notre public cette victoire de prestige. Cela aurait été du bonus. J’aimerais que nous terminions costauds à domicile. Il nous reste trois matches à la maison et autant à l’extérieur ».
Jean-Baptiste Poux (entraîneur de la mêlée de Bordeaux-Bègles) : « Après un bon début de partie, nous nous sommes un peu effrités face à une belle équipe lyonnaise en forme. Nous nous sommes fait peur. Cela n’a pas été simple avec des périodes au cours desquelles nous avons été bien et d’autres moins bien. Nous avons eu l’impression de maîtriser la situation mais par moments nous avons perdu le fil du match. Nous aurions pu perdre. Nous avons gagné mais cela n’a pas été évident. Nous avons cru à un moment que nous allions le perdre. Aujourd’hui, nous sommes contents mais sur le contenu, il y a des périodes il y a pas mal de choses à revoir. Au final, avec la qualité de notre équipe nous avons réussi à l’emporter. Du banc, on voit que physiquement nous sommes bien. C’est positif, on rentre du monde également avec des joueurs qui ont été blessés. Nous les retrouvons pour la fin de saison ».
CASTRES – MONTAUBAN 49-17
Florent Vanverberghe (deuxième ligne de Castres) : « Je suis frustré après ce match, on a alterné le bon et le moins bon. On peut mettre en avant notre première demi-heure, mais après on est retombés dans nos travers, on a perdu le fil et on a fait preuve d’indiscipline. Cela me donne le sentiment d’un rugby qui n’est pas maîtrisé de notre part. On était en perte de confiance après trois défaites consécutives mais même si on a inscrit 49 points, il y a un goût amer. On a un huitième de finale de coupe d’Europe à Northampton et il faudra montrer un tout autre visage si l’on veut espérer quelque chose. »
Maël Castel (demi de mêlée de Montauban) : « On a complètement manqué notre entame et les trente premières minutes, c’est dommage car pour le reste on a montré plutôt de bonnes choses. On s’est accrochés, on a défendu, on a été dominants en mêlée. La discipline ? On avait mis le focus là-dessus mais on a encore fait trop de fautes, avec des cartons jaunes qui ont coûté cher. »
BAYONNE – LA ROCHELLE 26-15
Gerard Fraser (manager de Bayonne) : « On avait l’ambition de gagner nos deux matches, à Montauban et contre La Rochelle. C’est fait. J’espère que ça va déclencher quelque chose chez nous. On va partir en vacances avec la réception de Pau (18 avril) en tête. On ne regarde pas plus loin. Ce samedi, on a été trop indisciplinés. On a rendu trop de ballons à La Rochelle, notamment dans l’en-but. Mais notre banc a mis de l’impact et nous a permis de gagner le match ».
Rémi Talès (entraîneur de La Rochelle) : « Le réalisme nous tue. On a je ne sais combien d’occasions. Il y a une multitude de manques de précision qui fait qu’on a perdu ce match qu’on pouvait remporter. On voulait créer une dynamique. Les joueurs ont tout donné mais peut-être un peu trop dans l’agressivité. On a pris trois cartons jaunes. On a fait pas mal de mauvais gestes. On repart avec zéro point et trois blessés (NDLR, Skelton, Botia et Niniashvili). C’est un gros coup dur ce soir mais on va repartir de l’avant. On ne va pas baisser les bras à six journées de la fin ».















