La nouvelle union de la gauche à Toulouse présente ses premières mesures pour le pouvoir d’achat. Logement, transports et éducation sont au cœur de leur programme pour la Ville rose.
Après la fusion de leur liste pour le second tour des élections municipales, François Piquemal et François Briançon initient, ce mardi 17 mars, la présentation du programme qu’ils ont l’ambition de mettre en place à Toulouse.
« Nous avons quasiment 95% du programme des deux listes qui n’a pas bougé », précise l’insoumis. Les points de désaccord, comme la LGV Toulouse-Bordeaux, seront tranchés « de manière démocratique » au conseil municipal.
Le pouvoir d’achat au cœur du programme
Le programme de coalition place le gain de pouvoir d’achat au centre des priorités pour les ménages toulousains. « Nous avons des mesures qui doivent rompre avec l’austérité imposée par Monsieur Moudenc », affirme François Piquemal. Selon ses calculs, l’application de leurs propositions permettrait à une famille de deux enfants d’économiser jusqu’à 734 euros par an.
« Nous avions beaucoup de mesures similaires. Donc ça a été facile de se mettre d’accord. Sur certaines mesures, il y avait du mieux-disant sur une liste ou l’autre. Nous avons additionné nos projets dans cette coalition », explique l’écologiste Régis Godec.
Transports : vers la gratuité ciblée
La mesure phare de François Piquemal, la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, est officiellement intégrée au programme commun. Ce dispositif sera financé par le versement mobilité des entreprises, dont les recettes progressent chaque année avec l’augmentation du nombre d’entreprises et de travailleurs sur le territoire.
Concernant les déplacements, la priorité est donnée aux quartiers périphériques pour offrir une alternative réelle à l’usage de la voiture individuelle. Ilham Grefi, membre de l’Assemblée des quartiers, prévoit un réseau de bus plus dense avec un passage toutes les cinq minutes en heures de pointe.
Du changement à prévoir dans les cantines
Le volet éducatif prévoit également des allègements financiers directs pour les parents d’élèves dès la rentrée scolaire. Isabelle Hardy, du mouvement Génération.s, annonce la mise en place d’un kit de fournitures gratuit pour tous les enfants scolarisés en primaire. Cette mesure doit permettre de soutenir l’économie sociale et solidaire à travers la commande publique pour, par exemple, la création des trousses.
L’accès à la restauration scolaire est aussi revu pour soutenir les familles les plus précaires :
- gratuité de la cantine pour les foyers dont le revenu est inférieur à 900 euros ;
- objectif de 100% de produits issus de l’agriculture paysanne et locale ;
- mise en place d’une option végétarienne quotidienne dans les écoles.
Logement : des objectifs chiffrés
La coalition souhaite aussi agir sur le coût du logement. Régis Godec confirme une ambition identique sur l’encadrement des loyers et le développement massif de l’offre sociale. Le programme prévoit plusieurs objectifs chiffrés pour le prochain mandat :
- construction de 24 000 logements sociaux sur le périmètre de la métropole ;
- accession à la propriété pour 7 500 ménages via le bail réel solidaire ;
- aides spécifiques pour la rénovation thermique des logements moins bien isolés (catégorie F).













